Le départ est donné, et nous partons en bateau vers un point donné par des pêcheurs à Joël. Nous sommes impatients et avides de découvertes. Les gaziers se mettent à l’eau sur la bouée lancée par Arnaud (l’autre) qui est resté en sécu surface. Nous les suivons après une quinzaine de minutes. L’eau est belle, sans courant mais l’eau est un peu laiteuse.Le bubble check réalisé, nous nous enfonçons rapidement vers les profondeurs. Nous avons prévu une profondeur de 84 mètres, mais la gueuse est posée sur le fond à 88 mètres. Au fond une boue fine se soulève suite aux manipulations que nous sommes amenés à réaliser. Joël sort le dévidoir et le fixe sur la chaine, puis nous partons dans la direction du soleil. Soudain Philippe, hurle au dessus de moi et me montre une ombre diffuse sous l’éclairage de son phare. Le signe de ralliement est donné aux autres plongeurs de la palanquée. Nous découvrons alors une petite épave d’une vingtaine de mètres de long, de type barge ou petit remorqueur ancien. L’arrière est plat et peu haut alors que l’avant est surmonté d’un poste de pilotage. Un banc d’anthias et de tacauds tournent autour de l’épave. Quelques filets sont couchés sur le sable ou la vase. Des animaux type langoustines sont visibles dans des ouvertures et sous quelques plaques de métal qui sont tombées sous les assauts du temps. Je m’attarde plutôt sur la faune et la flore alors que les autres font un tour rapide de l’épave. Bien posé verticalement sur le fond, elle trône fièrement. Vu les concrétions, nous pensons que cette épave est là depuis quelques dizaines d’années. 2 congres magnifiques sont surpris par ces individus étranges. Là où ils sont, ces congres rencontrent leurs premiers plongeurs. Ils n’auront vu que des plongeurs en rEvo, puisque malheureusement les bulleux n’ont pas trouvé l’épave.
Joël a eu un bon tuyau et cette épave est découverte dans de magnifiques circonstances. Le moment de remonter est venu après 16 à 17 minutes à 88 mètres, 75 minutes environ nous attendent pour la décompression. Nous sortirons au final après 110 minutes de plongée. Le soleil est là pour nous réchauffer et c’est ravi que nous remontons à bord du bateau. Nous sommes excités par ce que nous venons de vivre comme expérience.
Les rEvo III reprennent leur place sur le bateau, le moment est venu de faire le point sur nos opinions sur l’épave rencontrée. Je ne sais qu’une chose, en ce qui me concerne : Je suis content, comme à chaque fois pourriez vous penser…Oui chaque fois que je réalise une si belle plongée, je suis ravi et j’en parle. Alors merci à mes collègues de palanquée : Joël, Brigitte, Georges, Philippe, Thibault, Arnaud, François, Rachid et Manu.
A la prochaine plongée ensemble !! j’espère que cela sera très rapidement.
Ils étaient 4 pour ce stage. Tous N3, bien entendu, ils sont venus afin de préparer le niveau de plongeur trimix normoxique.
Equipés sous la forme d’une bouteille de 15 litres de trimix, ils étaient équipés également, d’un petit bloc de 6 litres de nitrox 70 %.
Nous avons pu plonger ensemble dans la zone des 60 mètres sur le stage malgrè les conditions sur Argeles sur Mer qui étaient un peu délicates en début de stage.
C’est heureux et plein de projets qu’ils terminent leur formation.
La dernière plongée prévue était sur le bananier.
Ils ont été tous très séduits par la légèreté de la configuration proposée qui les change assez peu de la configuration habituellement utilisée en mer.
Sylvie ne démentira pas mes propos si je dis qu’elle est plutôt de petit gabarit, et qu’elle s’est fort bien débrouillée dans ses plongées.
Sur Estartit bientôt, je devrais organiser une session de trimix normoxique en circuit ouvert pour aller explorer la zone des 60 mètres dans d’excellentes conditions.
Pour tout renseignement consultez mon site de formation : mondedusilence.com
Je me ferais un plaisir de répondre à vos éventuelles questions.
A bientôt en configuration trimix LOISIR !
Christophe et Jean-Pierre finissent de préparer la qualification de plongeur diluant air sur le recycleur Inspiration vision avec Jean-Pierre M. et Jean-Marc B.
Je les rejoint à mon retour des Maldives pour suivre en observateur la formation.
Compte tenu des conditions météo très mauvaises, puisqu’il y a du vent d’est en mer, il est décidé que la fin de formation se fera sur une grotte appelée Font Estramar.
Nous sommes 5 recycleurs inspiration au total et nous engageons dans cette magnifique grotte, sous les conseils experts de Jean-Marc et Jean-Pierre C.
Je suis emballé par ce que je découvre où la visibilité magnifique me permet de prendre la mesure de la taille des cavités. Nous effectuerons 4 plongées au total dans ce décors de rêve, en profitant de quelques variantes pour les trajets, puisque ce réseau permet d’effecuer une boucle nord et une sud qui se rejoignent à 36 mètres de profondeur.
Une incursion sera réalisée dans la cavité chaude ; les parois se rapprochent mais sans que l’ambiance ne soit changée. L’impression générale est celle d’un décor où il est agréable d’évoluer à condition d’être bien préparé et équipé.
Le matériel est composé d’un bail out par personne, 3 éclairages par personnes dont un d’une autonomie de plus de 3 heures. Un moulinet par personne ainsi que quelques autres éléments essentiels tels que bien sur instrument coupant, compas…
La formation est passionnante, l’ambiance remarquable et la logistique du stage d’un autre monde. Les moyens déployés sont dignes d’un 5 étoiles !!
Quel luxe.
Un super week end.
Merci à vous de m’avoir accepté !
Le HAVEN : présentation
Pour une péave il s’agit d’une très grosse épave. Il s’agit d’un super tanker construit en Espagne en 1973 à Cadiz en Espagne. Bateau capable de transporter un chargement de 230 000 tonnes, oui vous avez bien lu, 230 000 tonnes. Il mesure 334 mètres de longueur, pour une largeur de 51 mètres, son tirant d’eau était de près de 20 mètres.
En 1991, le 11 avril précisemment, son destin va changer de main, et il va aller sombrer au large de la côte Italienne de Gênes. En plein déchargement, une explosion suivie d’un violent incendie, le partagera en 3 parties, dont une sera tractée vers la côte, où elle sombrera sans tarder. Il contient du brut, encore de nos jours, mais qui ne suinte pas. L’épave repose entre 33 mètres et 83 mètres de profondeur au large à environ 1,5 miles des côtes. il s’agit du tiers arrière.
Tableau issu de wikipédia : http://en.wikipedia.org/wiki/MT_Haven
| Troodos Shipping | |
| Builder: | Astilleros Espanoles S.A Cadiz, Spain |
| Launched: | 1973 |
| Out of service: | 11 April 1991 |
| Identification: | IMO 7304302 |
| Fate: | Sank on April 11, 1991, off the coast of Genoa, Italy. |
| General characteristics | |
|---|---|
| Tonnage: | 233,690 long tons deadweight (DWT) |
| Displacement: | 230,000tonnes |
| Length: | 334.02 metres (1,096 ft) |
| Beam: | 51.06 metres (167.5 ft) |
| Draught: | 19.80 metres (65.0 ft) |
| Propulsion: | Diesel, single screw |
| Speed: | 15 knots (28 km/h) |
| Complement: | 44 |
Le traitement écologique de cet élément est décrit dans le lien suivant qui est issu du CEDRE, centre qui traite des problèmes de pollution.
Pour vous donner une idée de la catastrophe, vous avez ici un lien vers une vidéo de l’incendie.
Le HAVEN : plongée
La plongée est possible sur cette épave gigantesque depuis un club italien. La plongée n’est possible que par trinômes accompagnés d’un moniteur validé par les autorités locales. Ne me demandez pas pourquoi ! Je n’en sais rien.
Sur place il est possible de plonger à l’air et au trimix normoxique ou hypoxique, mais également avec des scooters.
Pour vous donner l’eau à la bouche, ou plutôt l’air aux alvéoles, voici un petit plan de briefing en 3 parties.

D’abord voici un résumé des profondeurs respectables de la bête ! Nous pouvons déjà voir que le profil est très impressionnant quand nous le comparons à ce que nous avons pu voir sur le Togo (entre 40 mètres et 63 mètres)

Ici une coupe de la limite des 40 mètres, limite de la plongée au nitrox !
Cela ne fait pas rêver ? Moi si, mais vous me connaissez, toujours partant pour de nouvelles aventures.

Ici un détail de la partie chateau. Le poisson lune est fourni par l’office de tourisme de Gênes. Il est possible de rentrer dans les parties pilotage sans problème. C’est bien pour une 2ème plongée dans la journée, non ?
Le HAVEN : Les images
Les discours sont beaux, mais je pense que vous voudriez trouver des images. J’ai pensé à vous et je vous propose des vidéos et quelques photos issues du site du club de plongée sur place.
Vidéos :
http://www.techdive.it/video/salapompe.htm
Le HAVEN : Alors, on s’le fait quand ?
La question vous est posée. Je suis partant pour réaliser cette expédition. Le niveau minimum est bien entendu le N3. Le bi est bienvenu en configuration 2×10 litres à 200b voire 230b.
Alors c’est pour quand en 2010 ?
Si vous trouvez l’épave trop grande, sachez qu’il est possible de louer des scooters sous-marin !
Vous voilà maintenant rassurés.
Alors je repose la question :
C’est pour quand en 2010 ?
Pour les curieux, voici le lien vers le site Italien du club de plongée
Le TOGO !! (58 mètres)
Enfin je vais pouvoir la faire celle-ci !! Depuis le temps que je cherche à la faire mais jamais je n’ai pu en raison du temps de navigation depuis Hyères, Lalonde …
Bref, le départ.
Les palanquées sont prêtes. Un bateau est déjà sur place. Go !
Immersion, le bout est là. Plus bas, je sais qu’elle est là mais je ne la vois pas encore.
Je scrute, pense voir, mais les particules me jouent des tours. Puis vers 25 mètres environ, les formes se précisent, les halos éclairent. Mon coeur bat. Je le vois enfin ce bateau !
Immense, il me revient tout de suite le Thisthelgorm. Je pars vers l’étrave au-dessus d’elle au dessus du sable et je me laisse glisser pour avoir la vision d’un hélicoptère.
Retour sur le pont, les coursives, le chateau, les gorgones sont immenses. L’eau est belle, immobile. Des barracudas sont entre nous. Des ouvertures sont là, je me glisse dans l’une d’elle, puis enchaine dans la descente d’un escalier pour voir les machines. Incursion prudente puisque je ne lache pas l’échelle. Ici il me faut être équipé autrement pour aller plus loin.
Je sais où je vais chercher la prochaine fois ! Je me régale. Nous n’avons que 15 minutes au fond autorisées, négociées à 18 minutes. Il faut faire vite. Je suis tellement captivé par la vie, j’en oublie de regarder les jas d’ancre que me veut me montrer Christophe. Je reste concentré sur mon exploration de la Masse !
C’est remarquable.
Le rubis ! (40 mètres)
C’est la deuxième fois que je le fais. Le souvenir que j’en avais est conforme à ce que je vois, même si lors de la première rencontre, le sous-marin s’était présenté à mon regard dès 3 mètres sous la surface. Ici nous le découvrirons aux environs de 20 mètres.
Toujours aussi magique la rencontre est belle, cette masse noire avec ce sable blanc, tout de suite l’envie monte à grand pas.
Sur le sable à tribord un banc de sars est placé face au très léger courant. Sur le dessus un denti trône et observe comme le Pacha devait le faire à l’époque. Laurent et Christophe filment et mitraillent.
J’essaie de me glisser pieds vers le bas dans le chateau et évidement je bloque. En avançant vers l’avant de l’épave, une nouvelle ouverture me permet de rentrer tête la première et regarder les entrailles de ce sous-marin. Magnifique !
Des isolateurs en porcelaine sont toujours là, tout comme le WC dont le dernier occupant n’a pas fermé la porte des toilettes. La couleur caractéristique de la rouille en suspension est là. Un sas permet d’accèder vers l’arrière du sous-marin, mais comme nous n’avons pas prévu de pénétration plus engagée, je ressors et me dirige vers la proue. Superbe ! Laurent fait une photo que je veux ! Ici encore l’étrave est tranchante comme une lame.

Remontée sur le bout à regret ! Trop court !
Paliers à l’O2 comme d’habitude avec une re-sucette grâce à Christophe qui a un super ordi qui rajoute des paliers de sécu aux paliers de sécu ! Il a l’habitude que nous le cherchions sur le sujet.
Roche de Quairolle (38 mètres)
Beau courant, bien stable, bien trempé, bien établi qui vous fait comprendre ce que d’hydro-dynamisme veut dire !
Une pensée pour les N1 qui avec nous sur le bateau ont réalisé leurs exercices dans 15 mètres d’eau dans ces conditions. Félicitations.
Des gorgones bien épaisses sont la base de l’écosystème. La vie sur le sec le plus à l’ouest sera plus intéressante mais notre plongée sera écourtée en raison de 3 détonations successives qui nous font craindre le pire. En réalité il n’y a rien. Tant mieux, et tant pis pour la plongée nous reviendrons !
Notre séjour est terminé et le retour effectué, digéré !
Partis avec des conditions météorologiques annoncées comme bonnes alors que sur Toulouse le maussade et la grisaille sont prévus.
Arrivés dans la nuit, nous prenons possession des lieux dans la villa Mio Palmo à Cavalaire.
Bien, de très bonne augure pour la suite, sauf le vent qui à 23 h souffle un peu trop à notre goût.
Le ledemain matin, plein soleil, pas un souffle. Mer d’huile. Côte calme, pas trop de touriste. Seuls un couple helvète est là. Supers sympas, ils vont passer 2 jours avec nous à nous supporter !
Le club nous accueille de façon un peu surprenante, voire un peu froide. Plus tard nous comprendrons, ou nous croirons comprendre, qu’ils se méfient un peu des plongeurs équipés comme nous (avec des ponys) qu’ils prennent un peu pour des têtes brûlées. Une fois, que nous serons ressortis de l’eau, ils seront supers.
Le contre torpilleur (48 mètres)
Epave petite par la taille et très étroite. L’étrave est tel un couteau face au courant, elle coupe !
Une visibilité sur le site qui est intéressante compte tenu des conditions de ces derniers jours. Même si la visibilité n’est pas des meilleures, elle est supérieure à celle que j’aurais pu m’attendre à rencontrer. Quand l’on pense que des personnes vivaient dessus, il a se demander comment ils pouvaient tenir dans un espace si réduit.
Une belle vie dont un homard, le premier du séjour se tient caché sur le sable sous un amas de tôles.
Les étanches sont de sortie, mais l’eau est super chaude, cela tombe bien pour les étanches non étanches !
Le Prophète (40 mètres)
Complètement explosée sur le fond de posidonie, il s’agit plus d’un tas de tôle à la façon de Arman ou Rauschenberg que d’une épave de bateau, mais pour ma part, du moment qu’il y a de l’éclairage des tôles à explorer plus des congres et murènes à trouver, je m’en moque un peu. Homard (le deuxième) est trouvé y compris une énorme cigale.
La visi est un peu moins bonne que le matin. Les blocs de déco O2 sont bien venus.
Nous commençons à faire monter la pression auprès de Karine, la monitrice du centre , pour tenter le rubis.




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