Je pars la semaine prochaine sur une nouvelle destination : La Corse.
Il neige ou il a neigé en Corse ces derniers jours mais notre enthousiasme est intact à l’idée de partir réaliser quelques explorations dans la zone des 70 mètres en recycleur. Nous irons plonger sur des épaves inconnues… Un frisson nous envahit à la seule évocation de ce mystère.
Le matériel est bientôt prêt. Je ne manquerais pas de vous exposer le résultat de nos explorations.
A bientôt…
Le départ est donné, et nous partons en bateau vers un point donné par des pêcheurs à Joël. Nous sommes impatients et avides de découvertes. Les gaziers se mettent à l’eau sur la bouée lancée par Arnaud (l’autre) qui est resté en sécu surface. Nous les suivons après une quinzaine de minutes. L’eau est belle, sans courant mais l’eau est un peu laiteuse.Le bubble check réalisé, nous nous enfonçons rapidement vers les profondeurs. Nous avons prévu une profondeur de 84 mètres, mais la gueuse est posée sur le fond à 88 mètres. Au fond une boue fine se soulève suite aux manipulations que nous sommes amenés à réaliser. Joël sort le dévidoir et le fixe sur la chaine, puis nous partons dans la direction du soleil. Soudain Philippe, hurle au dessus de moi et me montre une ombre diffuse sous l’éclairage de son phare. Le signe de ralliement est donné aux autres plongeurs de la palanquée. Nous découvrons alors une petite épave d’une vingtaine de mètres de long, de type barge ou petit remorqueur ancien. L’arrière est plat et peu haut alors que l’avant est surmonté d’un poste de pilotage. Un banc d’anthias et de tacauds tournent autour de l’épave. Quelques filets sont couchés sur le sable ou la vase. Des animaux type langoustines sont visibles dans des ouvertures et sous quelques plaques de métal qui sont tombées sous les assauts du temps. Je m’attarde plutôt sur la faune et la flore alors que les autres font un tour rapide de l’épave. Bien posé verticalement sur le fond, elle trône fièrement. Vu les concrétions, nous pensons que cette épave est là depuis quelques dizaines d’années. 2 congres magnifiques sont surpris par ces individus étranges. Là où ils sont, ces congres rencontrent leurs premiers plongeurs. Ils n’auront vu que des plongeurs en rEvo, puisque malheureusement les bulleux n’ont pas trouvé l’épave.
Joël a eu un bon tuyau et cette épave est découverte dans de magnifiques circonstances. Le moment de remonter est venu après 16 à 17 minutes à 88 mètres, 75 minutes environ nous attendent pour la décompression. Nous sortirons au final après 110 minutes de plongée. Le soleil est là pour nous réchauffer et c’est ravi que nous remontons à bord du bateau. Nous sommes excités par ce que nous venons de vivre comme expérience.
Les rEvo III reprennent leur place sur le bateau, le moment est venu de faire le point sur nos opinions sur l’épave rencontrée. Je ne sais qu’une chose, en ce qui me concerne : Je suis content, comme à chaque fois pourriez vous penser…Oui chaque fois que je réalise une si belle plongée, je suis ravi et j’en parle. Alors merci à mes collègues de palanquée : Joël, Brigitte, Georges, Philippe, Thibault, Arnaud, François, Rachid et Manu.
A la prochaine plongée ensemble !! j’espère que cela sera très rapidement.
Patrice, le passionné
2 ou 3 courriels pour lui expliquer le principe de l’interview, une conversation téléphonique de quelques minutes, pas d’attaché de presse ou autre et le rendez-vous est conclu avec Patrice dans son atelier. Patrice est en effet artisan de bijouterie.

Un bijoux de Patrice réalisé pour Franck Gentili avec l'or de la gourmette du grand-père de Franck. Le bijoux représente l'épave du Saint Prosper
Je sonne et m’ouvre un grand sourire, avec un « bonjour sincère ».
Mince, élancé, les cheveux courts, son visage est sympathique et son allure avenante. Nous ne nous connaissons pas, mais il ne faut pas longtemps pour que l’on rentre dans le vif du sujet comme si nous nous connaissions de longue date.
Il ne me faut que quelques minutes avant d’entendre 3 mots qui vont revenir régulièrement dans notre entretien, « équipe » « épave » « passion-partage ».
L’angle de l’entretien devait être au départ celui de la photographie sous marine, mais il aurait été dommage de poser des questions trop limitatives et avec un tel passionné, je pense que le mieux est de recueillir ses idées, telles qu’elles viennent.
Des débuts difficiles
Tout d’abord, Patrice a peur de l’eau avant 13 ans, et quand il se met à l’eau c’est pour plonger ! Ce sont des débuts surprenants ! Il apprend la plongée petit à petit puis plonge plus régulièrement. De temps à autre il travaille pour décrocher ici un filet pour un pêcheur, là récupérer une ancre. Il fréquente un corailleur qui le forme à la notion de la progression dans l’acclimatation à la profondeur. Puis vient la découverte des épaves. L’histoire depuis Napoléon jusqu’à la guerre d’Indochine l’intéresse, les avions l’intéresse, les bateaux aussi, mais il n’a pas forcement une passion pour l’histoire au sens recherche historique. La première et la seconde guerre mondiale avec les combats engendrés et les pertes matérielles, sont pour lui une matière extrêmement propice à sa passion. Il privilégie les eaux territoriales françaises, il faudrait être exact en rajoutant, le terme « eaux métropolitaines », en s’accordant quelques incursions chez nos voisins suisses pour plonger dans quelques lacs réputés tels que le Lac Léman, ou le Lac de Constance. Dans nos eaux, il a un faible pour les eaux normandes et bretonnes, où il apprécie l’amour que porte à leurs épaves les plongeurs locaux. Et c’est au travers de ce trait que se dessine la passion de Patrice. Ce n’est pas la tôle qui l’anime, l’âme du bateau est plutôt dans sa quête.

Hellcat couleur: Une des rares photos de Patrice en couleur le Hellcat du Lavandou; un des clichés emblématique de Patrice
Patrice, une autre façon de percevoir
Les termes sont mystiques, mais ils sont ceux qui viennent à l’écoute de ses propos. Toucher du doigt l’épave est une partie du processus de Patrice, mais ce n’est qu’une étape. Son intérêt est avant tout artistique précise-t-il très vite, et si une référence est faite à Jean-Pierre Joncheray, c’est en insistant sur le sens différent des chemins qui sont les leurs. Patrice revendique de ne pas avoir la fibre de l’historien, mais il est intéressé par l’histoire. La différence est d’importance. La démarche de Patrice est à ce point empreinte de mysticisme, ou spirituelle (dans le sens esprit) est qu’il existe des épaves où il ne ressent pas de bonnes « vibrations », et il préfère alors ne pas replonger sur ces bateaux, ayant eu l’impression de ne pas avoir eu l’accord de la dame de métal de se laisser photographier. Il me cite sans hésitation le « Schiaffino 24″ au large de Sète, épave sur laquelle il n’a pas senti un accueil favorable à sa démarche. Il a décidé de ne plus replonger cette épave pour respecter son désir.

Rubis: Un autre grand cliché emblématique de Patrice ; François Brun survolant la proue du Rubis (Cavalaire)
Sur d’autres épaves, même si les vibrations sont bonnes, son plaisir est parfois mis à rude épreuve : le « Dornier » est pour lui une plongée où la profondeur est telle que la durée d’exploration est limitée à 13 minutes au fond, pour une décompression d’environ 1h30. Il me regarde avec un petit sourire et me livre qu’il prend dès lors un tout autre plaisir à aller sur les épaves normandes ou bretonnes qui vont plus le satisfaire en raison du temps d’exploration possible.
Patrice vit sa rencontre avec les épaves en 2 temps : avant de plonger sur une épave, il prend beaucoup de plaisir à imaginer le bateau, à le voir voguer ou s’il s’agit d’un avion à le voir voler, à mettre une vie intense sur un bateau qu’il ne connait pas encore, à imaginer la vie à bord, puis vient l’étape de la plongée, où sans repérage préalable il soumet son pur rêve à la confrontation avec la réalité. Mais pour autant, ici ne s’arrête pas son rêve, au contraire, il peut maintenant mieux définir le cadre : dans la coursive passe le marin. C’est pour cela qu’il ne réalise pas de repérage, de manière à être dans le côté émotionnel de la découverte. Il évolue au-dessus ou autour de l’épave et fixe sur la pellicule l’essence de l’émotion ressentie. Il voit le capitaine marcher, dans la porte entre ouverte il devine la vie des marins. L’ambiance qui se dégage lors de cette visite, il tente de la saisir par la photographie. Il me livre d’ailleurs qu’il préfère dans une certaine mesure utiliser l’air que le trimix pour ces plongées, puisqu’elles vont lui permettre de mieux sentir, ou ressentir les émotions. Le côté trop parfait de l’hélium lui retire un peu le plaisir de cette réflexion intérieure, de ce rêve éveillé qu’il peut ressentir en plongée et qu’il transcende par la photographie.
Cependant, aussitôt cette particularité énoncée, il précise à grands renforts d’exemples que pour autant sa pratique se fait dans un cadre très sécurisé, très encadré. Pour preuve, il me reparle de ses débuts où il avait décidé de plonger seul, à la façon corrailleur, depuis son petit bateau. Mais après quelques mois de pratique indépendante, il se rend compte de la banalisation de ce qu’il entreprend et par conséquent des risques encourus. Dans son acte de plonger, il descend dans la zone des 50 mètres sans moyen de sécurité particulier. Il ressent donc le besoin de structurer et sécuriser sa pratique en faisant appel à des copains de l’époque qui sont devenus au grès du temps le groupe « Le sommeil des épaves ».

Cliché emblématique pris lors du festival tek de Cavalaire en 2008: Ce brave Togo envahi par les tekkies !
« Sans eux, je ne suis rien »
Ici intervient donc le deuxième pilier de son « travail » : son équipe. « Sans eux, Eric, Jean, Franck, Patrick, Pierre, Renaud, je ne peux rien et je n’en serais pas là » c’est grâce à cette équipe qu’il entreprend des plongées dans des zones de profondeur respectables, entre 40 et 99.40 mètres. Il me décrit alors, la force de ce groupe qui d’un côté lui donne une responsabilité supplémentaire (celle de « les ramener tous »), mais d’un autre côté lui apporte une force unique dans la sécurisation de la pratique. Conscient de cette responsabilité, de cet engagement, Patrice me cite d’ailleurs une anecdote de laquelle il tire une leçon importante pour l’ensemble du groupe : D’une panne d’air survenue lors d’une plongée sur le Saumur (35 mètres), il réalisera que le côté émotionnel prend une part trop grande sur la pratique. Il décide alors de proposer : « nous entraîner à nous porter assistance », en faisant abstraction du côté émotionnel de la situation, car nous le savons tous, le jour où le pépin arrive, il faut aller vite, et arriver à oublier le côté émotionnel à ce moment là, sauvera la personne en détresse donc le groupe. Ce groupe c’est « le Sommeil des Epaves »

SDE team: tous ceux qui ont participé ou participent encore aux expéditions du team Sommeil Des Epaves : certains ne sont plus en activité mais restent membre à vie de la famille SDE. Les nom et prénoms en partant en haut à gauche et en tournant dans le sens de aiguille d'une montre : Jean Pierron, Patrick Imbert, Franck Gentili, Renaud Cabrol, Patrice Strazzera, Pierre Mullet, Eric Segafredo, Pierre Leconte
Son style en photo
La photographie intervient chez Patrice dès l’âge de 14 ans, où équipé d’un sac étanche dans lequel il glisse son petit appareil Kodak, il prend des clichés de ses plongées. Au départ, il photographie tout, les poissons, les algues, les rochers, puis petit à petit il découvre les épaves et il se met à les photographier elles aussi.
Cette matière s’accumule dans ses tiroirs et vient le moment où la passion qui l’anime se transforme en désir de faire partager sa passion. Le troisième pilier : le partage.
Il prend la décision, puisque son projet n’intéresse personne à l’époque, de réaliser son premier livre à compte d’auteur directement auprès d’un imprimeur. Cette décision s’accompagne d’une prise de risque financière personnelle puisqu’il engage ses propres moyens dans le projet. Son livre est édité et il va lui falloir maintenant démarcher pour le faire connaître et le diffuser. Mais cette situation lui permet aussi de réaliser le livre tel qu’il le voulait sans que rien ne soit modifié. Après plusieurs livres édités, Patrice reste dans cette démarche d’indépendance qui lui tient à coeur. Il insiste alors sur « les commentaires que me font des plongeurs et que je cite dans mes livres, un éditeur me les aurait fait supprimer. Et cela, je ne le veux pas ! » précise-t-il.
Sa passion, il tient à la transmettre de la façon brute, pleine, entière, sans contrainte et il souhaite retranscrire jusque dans ses ouvrages les échanges qu’il peut avoir avec les autres passionnés par ces épaves.
Je lui fait part alors de mon interrogation concernant sa prise de vue qui va à contre courant de ce que l’on peut voir actuellement en photographie subaquatique :
Aujourd’hui les photos sont très colorées, presque à excès, lisse sans la moindre matière sur les aplats, à l’histogramme parfaitement équilibré or Patrice propose des clichés en noir et blanc, avec du grain (parfois très marqué), des noirs saturés et parfois des blancs cramés.
Il sourit encore une fois et me livre alors quelques tuyaux : Sa prise de vue est faite en argentique avec des pellicules de 400 ASA poussées à 3200 voire 6400 ASA, sans flash à la lumière naturelle ou à la lumière artificielle mais insiste-t-il à nouveau « surtout sans flash ! ». Je me trouve terrassé par ses propos et il m’achève en me livrant enfin : « mes photos sont telles quelles, sans re-travail, le négatif est comme cela sauf pour les couvertures du livre où je suis obligé de recadrer parfois ! [...] L’épave est belle, mais elle doit retranscrire cette ambiance. »
Je ne suis pas objectif, puisque j’aime profondément le noir et blanc mais j’avoue que je ne pensais pas que la seule lumière ambiante permettait de pouvoir faire ressortir à ce point les épaves et à fortiori sans re-travail en chambre noire.

Patrice et Franck à St Malo 2006: Patrice et Franck Gentili à St Malo, lors d'une "campagne photo" pour le prochain livre
L’homme est modeste, il n’insiste pas sur le sujet et il me revient un élément issu notre échange de courriel préalable à ce rendez-vous dans lequel il m’indiquait qu’il était « un plongeur qui photographie »
Au travers de cet entretien, je comprends mieux ses propos. Il est Le (c’est moi qui met la majuscule) membre d’une équipe, dont la passion est la plongée sur épave et qui photographie ses rêves avec le secret intime de faire partager ses clichés aux autres passionnés !
Le Saint Prosper, l’aboutissement ?
L’entretien touche à sa fin et par je ne sais quel biais maintenant nous venons à parler d’une épave en Espagne : Le Saint Prosper.
J’ai déjà lu quelques informations sur ce bateau, mais Patrice tient à me faire partager sous un autre angle cette histoire.
Un jour il plonge sur cette épave et réalise un cliché qui est diffusé. Une personne découvre cette photo et la légende qui l’accompagne et décide d’appeler Patrice malgré l’heure tardive en lui disant que la photographie représente un bateau qui a sombré et dont son grand oncle en était le capitaine. De ce coup de téléphone, la vie d’une famille se retrouve ainsi chamboulée. Le bateau recherché par les familles des membres d’équipage depuis si longtemps, pensant qu’il était vers l’Algérie, était en fait dans la baie de Rosas en Catalogne. A la demande des familles des marins, il est décidé d’aller immerger une plaque commémorative en marbre sur ce bateau. La veille, la tramontane est déchainée, les repérages de l’épave se font dans des conditions très difficiles et le vent ne cesse pas de souffler pendant la nuit. Patrice dort mal en pensant aux familles qui attendent et à la responsabilité qui est la sienne. Au petit matin le vent tombe. La mer est calme et il est décidé de partir en mer pour réaliser cette plongée. Avant de partir, personne n’a l’idée de savoir où sera mise cette plaque commémorative. A la descente, la technique prend le relais et ne laisse pas place à l’imagination mais sur l’épave, au pied du mat apparaît un renfoncement où la plaque commémorative trouve sa place au centimètre prêt, comme si il y avait là un signe.
Les plongeurs remontent et à peine ont ils franchi le dernier barreau de l’échelle, la tramontane repart dans sa violence de la veille. Il y avait là une conjonction d’éléments tels que Patrice ne peut pas interpréter autrement que celui d’un signe du destin.

Urne du Saint Prosper : 2009 avant la mise en place de l'urne funéraire et de l'ancre commémorative confiées par les familles pour les 70 ans du naufrage

Plaque St Prosper 2005: La plaque commémorative mise en place en 2005 sur le mât de charge du St Prosper

- Commémoration du St Prosper 2005: la plaque en granit rose confiée par les familles que sera installée à jamais sur l’épave quelques minutes plus tard.
La petite-fille du capitaine, une fois revenue à terre lui livre la phrase suivante : « vous m’avez beaucoup aidée ! »
Quelques années plus tard, il est décidé cette fois à la demande des familles d’immerger une urne à l’intérieur de laquelle est déposé un mélange des différentes terres d’origine des marins. La plongée est réalisée en 2009 et l’urne est fixée sur le mat du Saint Prosper. « Chaque marin a alors retrouvé sa terre d’origine » souligne Patrice.
Sa passion de la photographie des épaves, appuyée par son équipe du sommeil des épaves, a permis au travers du partage de ses images à des familles de faire le deuil, de refermer une plaie, de savoir où désormais résident leurs proches.
« La boucle est bouclée » insiste-t-il et je vois l’émotion apparaître sur le visage de Patrice : Il cligne des yeux, des larmes apparaissent dans son regard. Il les essuie.
Tout est dit.
Merci pour ce formidable moment passé à t’écouter.
- Commémoration du St Prosper 2005: la plaque en granit rose confiée par les familles que sera installée à jamais sur l’épave quelques minutes plus tard.
- Hellcat couleur: Une des rares photos de Patrice en couleur le Hellcat du Lavandou; un des clichés emblématique de Patrice
- Hellcat du Lavandou ; une image mythique
- Patrice et Franck à St Malo 2006: Patrice et Franck Gentili à St Malo, lors d’une « campagne photo » pour le prochain livre
- Patrice devant une plaque commémorative du St Prosper à Paimpol en mars 2006
- Patrice avant sa mise à l’eau sur le Shigizan Maru dit « le Japonnais » à Port la Nouvelle
- Plaque St Prosper 2005: La plaque commémorative mise en place en 2005 sur le mât de charge du St Prosper
- Rubis: Un autre grand cliché emblématique de Patrice ; François Brun survolant la proue du Rubis (Cavalaire)
- SDE team: tous ceux qui ont participé ou participent encore aux expéditions du team Sommeil Des Epaves : certains ne sont plus en activité mais restent membre à vie de la famille SDE. Les nom et prénoms en partant en haut à gauche et en tournant dans le sens de aiguille d’une montre : Jean Pierron, Patrick Imbert, Franck Gentili, Renaud Cabrol, Patrice Strazzera, Pierre Mullet, Eric Segafredo, Pierre Leconte
- Cliché emblématique pris lors du festival tek de Cavalaire en 2008: Ce brave Togo envahi par les tekkies !
- Urne du Saint Prosper : 2009 avant la mise en place de l’urne funéraire et de l’ancre commémorative confiées par les familles pour les 70 ans du naufrage
- Hellcat du Lavandou ; une image mythique
- SDE team: tous ceux qui ont participé ou participent encore aux expéditions du team Sommeil Des Epaves : certains ne sont plus en activité mais restent membre à vie de la famille SDE. Les nom et prénoms en partant en haut à gauche et en tournant dans le sens de aiguille d’une montre : Jean Pierron, Patrick Imbert, Franck Gentili, Renaud Cabrol, Patrice Strazzera, Pierre Mullet, Eric Segafredo, Pierre Leconte
Passion : photographier les épaves et les faire connaître
Si vous vous intéressez depuis plus de 15 ans à la plongée, aux revues et aux livres de plongée, alors sûrement vous avez entendu progressivement parler d’un passionné d’épaves qui en plus réalise des photographies.
Ce plongeur qui photographie, rédige des articles et écrit des livres, je vous propose de le découvrir dans un article très prochainement : c’est Patrice Strazzera. Nous avons prévu de nous rencontrer dans quelques jours et je ne manquerai pas de vous faire partager l’interview réalisée.
Une fois n’est pas coutume, je vous propose une vision intéressante depuis le ciel par des passionnés de Base Jump.
Cela me plait car c’est un peu, un tout petit peu, le plaisir que nous pouvons ressentir quand nous passons au-dessus de canyons au-dessous de nous. C’est une autre échelle.
De très belles images tirées d’un film de FroshYankee tourné en Norvège (Eikesdalen) dont le titre est « Base Jump ».
Last Walk Around Mirror Lake – Boom Bip (Boards of Canada Remix) from FroschYankee.
Un matin avec les dauphins, l’après midi avec les rorquals

Au large de l’Estartit, il se présente des profondeurs supérieures à 100 mètres et dans ces zones, nous avons pu observer dans la même journée des cétacés du type rorqual commun. Ce grand mammifère, géant serais plus approprié, est capable de rester une dizaine de minutes sous l’eau, mais ses apnées sont généralement de plus courte durée, soit environ 4 minutes. Le souffle de l’animal est puissant, éjectant l’eau jusqu’à 6 mètres de haut, bruyant (inimaginable). La queue reste sous l’eau pour cet animal, seuls la tête, le dos et l’aileron émergent à la surface.
Avant que l’animal ne sonde, le dos sort plus visiblement hors de l’eau. L’animal ondule en surface et laisse derrière lui des remous spectaculaires pendant de longues secondes.
En quelques 4 heures, nous avons pu rester avec 8 de ces immenses cétacés placides. Nous avons pu compter en même temps 2 rorquals distincts, qui semblaient être une mère avec son petit (de plus 6 mètres le petit !).
Leur comportement était assez différent selon les individus.
Les comportements
La fuite
Nous avons eu le comportement de fuite où l’animal accélère au bout d’un moment pour quitter notre présence, ce que nous avons respecté bien entendu en partant dans une autre direction. Les apnées dans ce cas sont de très courte durée (1 minutes), la nage est rapide, le temps en surface est court (1 à 2 respirations), l’eau est fendue comme par l’étrave d’un bateau. Il ne faut pas insister. Nous avons identifié ce comportement 1 seule fois alors que nous approchions lentement d’eux.
L’indifférence
C’est l’attitude que nous avons le plus rencontré. L’animal respire en surface et nous nous rapprochons lentement de lui. Il respire plusieurs fois, entre 4 et 6 fois, puis bascule pour son apnée, il ressort à un peu plus de 100 mètres du bateau en général après une apnée de 4 minutes. La nage est lente et son dos est visible en surface pendant une dizaine de secondes. Le souffle monte haut dans les airs. Le cétacé se déplace lentement apparemment, mais en réalité il progresse à près de 4.5 noeuds !
La curiosité
C’est ici quelque chose de superbe, un moment plein d’émotions. L’animal garde une distance raisonnable de sécurité entre nous, soit une cinquantaine de mètres, mais curieux, il vient vers le bateau et remonte après chaque apnée à toute proximité du bateau. Il tourne autour de nous. C’est dans ces circonstances que je me suis mis à l’eau, tout excité du spectacle que j’espérais voir.
Le spectacle
Hugues pour cela s’éloigne de l’animal, puis se positionne sur le côté vers l’avant. Je me jette à l’eau en évitant de ne faire trop de bruit et me dirige dans la direction de sa trajectoire. Je prends ma respiration et descends à la fois inquiet et curieuxvers 5 6 mètres. Je ne sais pas ce que je cherche en terme de couleur. L’eau est limpide et seuls des salpes flottent entre deux eaux. Quelle couleur magnifique. De la surface l’animal donne l’impression d’être noir, mais ici je ne vois rien de cette couleur. Soudain, un liseret blanchâtre apparait à la surface et grossit à vue d’oeil. C’est la bouche de la bête qui se dessine. Je change de direction pour me mettre dans son sens de déplacement. Mon apnée est finie, je remonte et à peine ai-je rejoint la surface, que je suis au niveau du 1/3 arrière du rorqual. Je palme énergiquement pour le remonter. Le mouvement de la queue est lent, mais la vitesse est très élevée à mon goût. Je suis obligé de crawlé. Je remonte vers la tête et découvre cette immense bouche qui n’en finit pas avec les plis sous la bouche qui souligne une forme de sourire coquin. La nageoire dorsale est ridiculement petite pour un animal de cette taille. L’arrière du corps est assez massif, tout comme ce peut être le cas pour certains dauphins. Les nageoires sont grandes, mais surtout c’est la forme de la tête qui retient mon attention avec les évents immenses comme des gros saladiers. Cela durera une quinzaine de secondes, puis je remarque que le dos commence à s’arrondir, signe que l’animal va sonder. Effectivement, la tête s’incline vers le fond, l’aileron sort de l’eau, la queue se courbe puis l’animal se détend et commence sa descente. Je vois cette forme immense et gracieuse partir vers le fond. Très vite le bleu de son dos se confond avec la couleur de l’eau et ce que je crois être l’animal n’est qu’un mirage de l’esprit.
C’est fini. Je suis bien essoufflé car le rythme de nage est très élevé. J’attends en surface que l’animal remonte, mais il ressortira de l’autre côté du bateau. Un peu trop loin de moi, je n’aurais pas le temps de le rejoindre.
Nous avons constaté avec Hugues que l’eau qui était vers 22° environ, était beaucoup plus froide dans le sillage de l’animal, mais beaucoup plus froide. J’en grelotte encore !
Hugues n’aura pas ma chance, il ne pourra pas voir l’animal sous l’eau.
Protégeons ces mammifères magnifiques. Si vous n’êtes pas convaincu, venez pour les voir !!
Le brouillard se lève
Jeudi soir, Hugues m’appelle et me demande si je suis libre vendredi à 7h.
Quand il me téléphone vers 21h30 pour me demander cela, ce n’est pas pour aller chercher des escargots, mais plutôt, partir en bateau au large chercher les rorquals, cachalots, thons ou dauphins.
Le matin quand le réveil sonne vers 6h30, le brouillard nappe la mer et comme j’habite un peu en « altitude » je sais que la couche de brouillard est assez faiblement épaisse.
Appel à Hugues qui chaud comme la braise me confirme le départ.
Je le rejoint au centre,où nous préparons combinaison de 3mm, camera vidéo, palmes masques et tuba.
Nous sommes rejoint par les 2 « gitanos » Raoul (c’est la première fois que je le vois aussi tôt lui !!) et Dany qui dès 7 h du matin se cache derrière ses lunettes de soleil.
Nous rejoignons le bateau avec le matériel et à peine sommes-nous en train de larguer le corps mort de l’avant, le soleil fait son apparition et le brouillard disparait.

De gauche à droite Dany, Hugues et Raoul

Sortie du port, le brouillard se lève à peine
Nous prenons la mer et certazins commencent à regretter le lit qu’ils viennent de quitter car même si la mer est belle, l’humidité est partout !!

Dany a bien dormi, voyons qui en douterait . . .

D’ailleurs, que même j’ai déjà déjeuné et que je vais redéjeuné avec mon paquet qui fera la journée
Nous dépassons les îles Medes et partons vers le large, le nez au vent bien couvert. La lumière est fantastique et la mer nous enchante. Les conditions sont exceptionnelles.


Les discussions vont bon train, et Hugues toujours très pro s’occupe de la barre.
Le cap est pris vers les zones intéressantes que nous connaissons. A 18 noeuds, nous naviguerons pendant 2 heures avant de nous approcher de la zone qui nous convient.

Je vous dit que je suis pas fatigué mais non mais . . .
Sur le trajet, une barre nuageuse nous barre le chemin. C’est très impressionnant, mais nous continuons. La barre se rapproche et soudain elle est à quelques longueurs de nous, sombre, épaisse, impressionnante.
Nous nous regardons, aurions fait tout cela pour rien ?
Mais nous sommes tous décidés, en avant à fond, comme d’habitude.

Une barre nuageuse face à nous
Après 20 minutes dans cette purée de pois, nous remarquons que la lumière augmente, puis aussi rapidement que nous sommes rentrés dans ce nuage qui une immense nappe de brouillard, nous en ressortons.
Ecume à tribord !!!
Après 4 heures de recherche, et des fausses alertes, l’écume sur tribord attire notre attention. Nous pensons qu’il s’agit encore de ces mirages qui hantent notre imagination à force de scruter la mer et les reflets.
En fait la mer bouillonne littéralement et au fur et à mesure que nous nous rapprochons, nous prenons l’ampleur de ce que nous voyons.

Nous sommes à peine arrivé que Hugues est à l’eau avec sa caméra, je n’ai même pas pris la peine de mettre ma combinaison, trop long, je suis dans l’eau avec mes palmes, mon masque à la main et mon tuba dans l’autre.
Je me dirige vers le bouillon, fait une apnée vide mon masque, glisse mon tuba sous la sangle sans faire surface et je regarde autour de moi.
Thons et boule de sardines
C’est énorme, les petites sardines partent à droite à gauche en boule, et les thons par centaine attaque cette boule de nourriture.
Des écailles de poisson tombent vers les grandes profondeur. Les thons sautent hors de l’eau, la gueule ouverte, un nuage de bulle d’air les suit.
La visibilité est splendide, puisque nous voyons à environ 40 mètres à l’horizontale et en vertical.
Dany descends vers 20 mètres en apnée, je le rejoins vers 15 mètres pour profiter de ce spectacle incroyable.
Les thons passent à droite, à gauche, au-dessous de moi pour aller d’une zone de chasse à une autre. Le banc de thons est énorme, la gueule toujours entrouverte ils sillonent l’espace à une vitesse vertigineuse. Je pense qu’il s’agit de 500 thons sans problème !!!
Je n’en reviens pas. J’en oublie tout y compris le moindre repère de temps, je nage, cris, hurle de joie et manque de pleurer dans mon masque tellement ce que je vois là est grandiose.
C’est certainement le plus beau spectacle qu’il m’ait été donné de voir sous l’eau, même si je dois reconnaître que je pense avoir été gâté jusqu’à présent.
L’échelle du spectacle joue une place importante dans l’impression générale.
Le banc de sardines est séparé en petites boules indépendantes qui essaie de se rapprocher de nous pour se réfugier, en effet les thons se tiennent à 3 mètres de nous environ.
Les animaux font 1m à 1,2 m de long.
Petit à petit le gros de la troupe s’est éloigné de nous, rendant la nage impossible pour les rejoindre.
Nous ressortons de l’eau et échangeons nos impressions.
Nous avons perdu le groupe de vue, donc nous repartons vers une autre zone.
Dauphins tursiops
Plus tard dans l’après midi, nous nous mettrons à l’eau avec les grands dauphins, j’en verrais une dizaine en même temps (Hugues me dit 14 !) mais avec une visibilité plus faible 15 mètres environ.
Je descends vers 15 mètres en apnée, immobile et lâche quelques sons rauques dans le tuba, ils s’approchent alors à 3 -4 mètres puis repartent aussi vite qu’ils sont venus, puis reviennent curieux. Les cliquetis sont incessants et me signalent qu’ils ne sont pas loin.
Puis une fois qu’ils sont venus voir ils partent très rapidement vers les grandes profondeurs.
Ici le spectacle n’aura duré que 2 à 3 minutes mais c’est magique.
Ce sont les grands dauphins de 3 mètres de long, à la nageoire dorsale très inclinée vers l’arrière du genre tursiops truncatus.
Je ressors de l’eau, un peu frigorifié, j’ai couvé un truc depuis d’aiileurs, mais la tête remplie de souvenirs à jamais gravés.
Vous l’avez compris la prochaine fois je prendrais mon recycleur.
Je vous souhaite de pouvoir profiter de ce spectacle.
J’espère que les images de Hugues seront bonnes et je publierai alors une vidéo !
Un diaporama
http://www.mondedusilence.com/Essai/Photos_mer.html
Le code du sport intègre une modification substancielle de notre activité.
Comme à chaque fois, un certain temps est nécessaire pour essayer de comprendre les tenant et les aboutissant de ce texte.
Je vais tenter d’éclairer un peu celui-ci, très simplement pour le rendre un peu moins austère.
L’arrêté est paru au journal officiel du 1er juillet 2010, et ainsi la volonté de la France de se conformer au droit européen est respectée puisque la pression européenne exigeait semble-t-il une modification de la loi dans le premier semestre 2010.
Il est applicable en France et abroge l’arrêté du 22 juin 1998 modifié 2000. Cet arrêté ne concerne que la plongée sous marine à l’AIR et sauf en spéléo, archéo et la compétition d’orientation.
Il faut comprendre ce texte comme une obligation qu’à la France de s’ouvrir aux plongeurs étrangers ou des plongeurs qualifiés d’autres organismes autres que ceux cités en première partie d’arrêté soit : FFESSM, FSGT, UCPA, ANMP, SNMP, et CMAS.
Donc le texte intègre les autes organismes de fait en creux si l’on peut dire. Les organismes précédents sont cités en tant que brevet clairement identifiés, par contre ceux qui ne sont pas désignés sont à repérer dans les différents tableaux des annexes pour identifier les aptitudes des plongeurs.
Dans l’ancien texte, ces plongeurs devaient avoir une aptitude signée pour pouvoir plonger à l’issu d’une ou plusieurs plongées… et il résidait une certaine subjectivité dans cette évaluation. Désormais elle est gommée, du moins pour certains niveaux.
L’article A. 322-72 indique bien que cet arrêté determine les aptitudes des pratiquants :
Il suffit ici de juxtaposer les compétences attendues de n’importe quel brevet de plongée délvré par une agence ou organisation de plongée et de le comparer au référentiel de l’arrêté.
Il devient plus aisé pour un centre, un club qui reçoit un plongeur de savoir comment il peut lui proposer de plonger dans sa structure.
Paragraphe 1 : Le Directeur de plongée
Le paragraphe 1, n’apporte qu’une seule information nouvelle qui concerne l’autonomie des plongeurs PE-1 ou PA-1 qui peut être accordée par le directeur de plongée en milieu artificiel de moins de 6 mètres de profondeur, donc la formation adaptée qui était facultative dans l’ancien arrêté a disparu et donc tout plongeur PE-1 peut si le DP le décide, plonger en autonomie (bizzarerie).
Mais les différences vont être décrites dans les annexes. Je les détaillerais ensuite.
Paragraphe 2 : Le guide de palanquée
Le paragraphe 2 renvoie aux annexes qui elles vont amener des différences assez notables que je vais détailler ensuite.
Paragraphes 3 et 4 : Matériel de secours et équipement des plongeurs
Les paragraphes 3 et 4 quit traitent respectivement du matériel de secours obligatoire et de l’équipement des plongeurs sont identiques à ceux du précédent texte.
Paragraphe 5 : Espaces d’évolution et conditions d’évolution
Le paragraphe 5 avec les zones d’évolution est lui par contre très largement modifié. Les changements portent déjà sur la disparition des noms d’espace proche ou autre, au profit de zone de profondeur plus parlante.
Il apparait 2 nouveaux espaces qui sont le 0-12 mètres et le 0-60 mètres.
Il disparait du texte les tolérances de 5 mètres accordées par le DP sous certaines conditions… que nous avions dans le précédent arrêté. Il n’y a rien d’étonnant à cela, puisque dans certains lieux cette zone des 5 mètres étaient systématiquement accordée, alors qu’ailleurs il n’en était rien !
Ces zones renvoie à l’annexe que je détaille un peu plus bas.
Dans l’article A. 322-81-1, le plongeur est responsabilisé sur sa pratique puisqu’il lui appartient de justifier de ses aptitudes pour pouvoir évoluer sous l’eau. Il est dit que le carnet de plongée, le brevet ou le diplôme doivent être présentés, mais l’article indique bien le mot notamment, ce qui engage désormais le plongeur à devoir présenter éventuellement toute autre pièce qui sera utile pour justifier de ses aptitudes. Ceci intéresse les brevets de plongeurs étrangers à ceux indiqués au début de cet article.
Donc les plongeurs PADI, SDI ou autre agence pourront désormais justifier de certaines cartes de spécialité pour prétendre à certaines aptitudes. Il leur faudra les avoir avec eux.
Sans cette justification les aptitudes sont évaluées par une ou plusieurs plongées.
Ceci peut paraître anodain, alors qu’en fait il est ici complétement décrit l’ouverture de la plongée française !!
Dans les articles A. 322-82, 83, 84, 85, 86 il est décrit les zones dévolution des plongeurs en fonction des aptitudes.
Nous voilà dans le vif du sujet !
Désormais le plongeur à un niveau de plongeur, donc un titre, ce qui ne change pas, mais ce titre correspond à un ensemble de compétences qui ont été évaluées à un moment donné de son vécu de plongeurs. Ces compétences sont nommées aptitudes. Ces aptitudes sont ventilées selon 2 axes : un axe pour la plongée encadrée, ainsi qu’un axe pour la plongée en autonomie.
Ce texte de loi, décrit donc des aptitudes pour la plongée encadrées PE (Plongée Encadrée) ainsi que les aptitudes pour la plongée autonome (Plongée Autonome).
Pour chaque niveau de plongée il existe des aptitudes différentes, donc il existe autant de PE et de PA que de niveaux donc 4. PE1 PE2 PE3 PE4 PA1 PA2 PA3 PA4 sont désormais utilisées.
Ne vous découragez pas, c’est juste une question de formulation.
Il est alors décrit que les plongeurs :
| Aptitudes du plongeur (acquise) | Zone d’évolution | Aptitude du plongeur en voie d’acquisition (conditions de mise en oeuvre) |
| Débutants | 0-6 m | |
| PE-1 | 0-12 m | |
| PE-2 | 0-20 m | PE-2 en formation si encadré par un E2 |
| PE-3 | 0-40 m | PE-3 en formation si encadré par un E3 |
| PE-4 si diplôme FFESSM, ANMP, SNMP, UCPA, FSGT, CMAS uniquement |
0-60 m | PE-4 en formation si encadré par un E4 et s’il est préparé à un diplôme FFESSM, ANMP, SNMP, UCPA, FSGT, CMAS UNIQUEMENT |
Attention :
- Est débutant tout plongeur qui n’a pas l’aptitude PE-1, donc la formation doit être réalisée dans 6 mètres de profondeur jusqu’à ce que le plongeur puisse justifier de l’aptitude PE-1 ! Il conviendra ensuite de l’amener progressivement jusqu’à 12 mètres, puis dans la zone 0-20 m à condition d’être encadré par un E-2.
- L’arrêté confirme ici que l’enseignement au-delà de 40 mètres est réalsé exclusivement par un E4, donc la formation d’un plongeur CMAS 3* doit se limiter à l’espace 0-40 m s’il est réalisé par un E3. La formation pourra être réalisée de 0 à 60 mètres s’il est réalisé par un E4.
Il est ainsi en voie de disparition les exercices où le moniteur dérape de 40 à 45 mètres en voulant tester la réactivité de ses élèves ! C’est au moniteur d’aménager sa séance en conséquence. - A. 322-81-2 ainsi rédigé :« Il faut entendre par exploration la pratique de la plongée en dehors de toute action d’enseignement. » par conséquent les choses sont ici encore confirmée, descendre un plongeur en cours de formation à un N3 ou N4 au delà de 40 mètres est de la seule compétence d’un E4.
- Des plongeurs de PE différentes qui plongent ensemble avec un GP, sont limités dans la zone d’évolution de celui qui a l’aptitude la plus faible.
IMPORTANT : un dive master de n’importe quelle organisation est à priori PE-3 PA-3 au maximum et s’il vient avec un(e) ami(e) PE-1 , ils sont limités à la zone 0-12 mètres même encadré par un GP !
| Aptitudes du plongeur (acquise) | Zone d’évolution |
| PA-1 et plongeur majeur | 0-12 m sur décision du DP |
| PA-2 et plongeur majeur | 0-20 m sur décision du DP |
| PA-3 et plongeur majeur | 0-40 m sur décision du DP |
| PA-4 + plongeur majeur + diplôme FFESSM, ANMP, SNMP, UCPA, FSGT, CMAS UNIQUEMENT |
0-60 m sur décision du DP |
Ici le texte confirme que l’autonomie n’existe que chez une personne majeure, pour des raisons évidentes de responsabilité.
Attention :
- Les aptitudes PA-1 à PA-3 sont applicables à n’importe quel brevet de plongée dans le monde à condition que le plongeur puisse justifier de sa compétences vis à vis des aptitudes désignées dans le texte, par contre pour la PA-4 ce n’est pas le cas. Le plongeur ne peut être que breveté FFESSM, UCPA, ANMP, SNMP, FSGT ou CMAS à condition que dans le brevet valant équivalent CMAS apporte la même technicité que celui de la fédération délégataire donc la FFESSM. Le texte ne dit pas s’il s’agit du N3 ou du N4, mais il est à penser que le N3 est le repère.
- IMPORTANT : Reprenons notre dive master il est au maximum PA-3, il ne peut pas être PA-4 !
Maintenant, s’il se rend dans un centre avec un(e) ami(e) PA-1, ils seront limités à la plongée dans la zone 0-12 mètres. -
Paragraphe 6 : Dispositions générales
Le document se termine en rappelant qu’il ne s’applique pas à l’apnée, la souterraine, l’archéologie et les compétitions en orientation
Les annexes
Les aptitudes du pratiquant (Annexe III-14a)
Leur lecture n’apporte rien de bien difficile à comprendre, je vous laisse lire par vous même ce qu’elles comportent.
J’attire votre attention sur l’astérisque qui affuble le PE-4 et le PA-4
Les brevets de plongée (L’annexe III-14b)

Il n’y a aucune surprise pour des niveaux tels que les brevets ANMP, FSGT, FFESSM et SNMP.
Pour ce qui est des brevets UCPA, je ne suis pas assez informé pour en parler, veuillez m’en excuser.
Pour les brevets CMAS, le texte précise que ces brevets doivent avoir été délivrés avec un référentiel technique basé sur le référentiel de la FFESSM délégataire, où il est fait ainsi allusion directement au manuel du moniteur fédéral que vous connaissez peut-être.
L’idée qui se cache derrière ceci est de démasquer certaines entités membre de la CMAS, mais qui ne respectent pas le référentiel minimal établi et qui délivrent des brevets sans grand contrôle ou examen.
Les cas sont peu nombreux, mais ils sont ainsi mis à l’écart.
L’astérisque est essentielle dans la lecture de ce tableau.
Dans ce tableau si vous êtes dans le cas du plongeur inquiet, vous pourrez savoir où vous situez quasimment immédiatement.
Les questions à vous poser sont les suivantes :
Mon brevet est-il UCPA, FSGT, FFESSM, SNMP, ANMP ?
Si oui alors d’office vous savez quelles sont vos prérogatives.
Si vous êtes N1 vous avez les aptitudes PE2 et PA1
Si vous êtes N2 vous avez les aptitudes PE3 et PA2
Si vous êtes N3 ou N4 vous avez les aptitudes PE4 et PA4
Si la réponse est non alors votre brevet est-il CMAS ?
Si oui alors votre référentiel doit être celui de la FFESSM. Votre moniteur pourra vous en dire plus.
Si la réponse est non pas la CMAS, alors c’est l’annexe III-14a qui s’applique.
Les brevets de GP et de DP (Annexe III-15a)

Surprise qui ne va pas ravir certains plongeurs étrangers mais titulaires d’un brevet CMAS de moniteur 1*, ils n’ont plus leur raison d’être.
Leur compétence n’est plus reconnue sur le territoire français. Ils n’ont plus le droit d’être guipe de palanquée, pour l’instant serait-il logique de dire. Ce vide est surprenant et ne se justifie à ma connaissance que s’il existe des brevets de moniteur CMAS 1* de complaisance, mais là j’avoue ne pas être au courant de la chose.
Pour l’heure, cependant, il convient de leur montrer les textes en espérant ne pas les vexer. Bon courrage à ceux qui vont les accueillir prochainement.
Les plongeurs P5 sont toujours dans les brevets habilités à être DP dans le cadre de la plongée en exploration uniquement.
Attention : Aucun brevet d’encadrant ou de guide ou de dive leader de n’importe agence membre du RSTC ne peut encadrer un plongeur en exploration en France. La capacité d’intégration des plongeurs titulaires de brevets étrangers a ses limites que le texte défini dans cette annexe. Ceci confirme le tableau présenté plus haut pour les zones d’évolution.
Les niveaux d’encadrant (Annexe III-15b)
Ici grande vigilance par rapport à ce qui était réalisé ces derniers temps en raison de la petite astérisque qui veut tout dire !!

Seul le E4 peut donner les prérogatives de E2 à un stagiaire pédagogique MF1 FFESSM. La présence d’un seul E3 n’est plus suffisante.
Fini les stages pédagogiques où le stagiaire est lâché avec un seul E3 pour l’aider dans sa tâche. Pédagogiquement, cela est bien pensé pour une fois.
A la lumière de ce tableau, il m’apparait peu compréhensible pour l’annexe précédente la mention indiquée par l’astérisque « Tous ces brevets doivent justifier … dans des conditions similaires ».
Sinon ce tableau n’apporte rien de nouveau.
Nous voyons ici que la volonté d’intégration des plongeurs dotés de brevets étrangers ne s’intéresse pas aux brevets d’enseignants s’ils sont étrangers au système CMAS, mais membre du RSTC. Donc les brevets d’assistant instructeur des agences n’ont aucune reconnaissance sur le territoire français. (assitant instructeur et autre brevets supérieurs)
Zone d’évolutions en enseignement (Annexe III 16a)

A la lumière de ce qui a pu être décrit plus haut dans cet article, il n’y a qu’une seule nouveauté qui concerne le nombre de plongeurs dans la palanquée où la zone de 0-12 mètres proposent de pouvoir enseigner à 4 élèves en même temps. Il n’y a rien d’étonnant à cela.
Une très bonne nouvelle concerne le nombre de plongeurs en formation dans la zone 0-40 mètres qui est revenu à ce qu’elle était en 1991, soit 3 plongeurs encadrant non compris.
Zone d’évolution en exploration (Annexe III-16b)

Ce tableau présente une subtilité qui ne doit pour autant pas passer inaperçue !
Généralement, une formation de N3 une fois terminée donnait lieu à une plongée profonde vers 45-50 mètres. Le plongeur était breveté et dès lors il se retrouvait à pouvoir évoluer au-delà des 40 mètres, et son moniteur en voulant bien faire le préparait à cette zone de profondeur plus technique.
Désormais, il est reprécisé par le texte que cette zone de profondeur, même en exploration, à partir du moment où elle est encadrée, elle ne peut être encadrée que par un E4. Attention aux moniteurs qui vont passer outre cette limite.
Le législateur ne s’est d’ailleurs pas trompé sur la technicité de cette zone d’évolution en limitant le nombre de plongeurs encadrés à 2 par E4.
Le reste du tableau n’apporte rien de nouveau à la nouvelle lecture telle que je me suis efforcé de le simplifier.
Conclusion
J’espère avoir été clair dans l’éclairage que j’ai pu apporter à un texte qui veut porter une volonté d’ouverture de la plongée en France à d’autres personnes certifiées pour qui plonger était un plaisir mais qui passait parfois par un parcours du combattant.
D’autres points ont été précisés pour permettre une lecture objective des aptitudes de chaque plongeur et diminuer l’effet parapluie qui a pu être exercé par certains patrons de centre pour accueillir des plongeurs PADI, NAUI, SDI ou PSI.
La modification de l’arrêté mélange est maintenant inéluctable ! A bientôt !
Bonnes plongées à tous,
Le denti c’est quoi ?
Cette année encore, je ne peux pas m’empêcher durant les exercices ou les plongées explo avec mes compagnons de plongée, de tomber en admiration devant l’un des poissons que je trouve le plus intéressant à mes yeux : le denti. Certains l’affubleront du nom de dentex dentex mais cela ne vous aidera pas plus à connaître son comportement qui est assez peu décrit à ma connaissance.

Sur les Iles Medes, nous avons la chance de pouvoir en cotoyer un certains nombres alors qu’ailleurs il s’agit plus généralement d’individus isolés.
Il peut se déplacer en petits groupes d’une demi douzaine d’individus, mais parfois leur nombre peut atteindre la trentaine ou la cinquantaine d’individus, ce banc peut alors comporter des individus d’autres espèces tels que des loups ou bars en particulier.
Poisson puissant, il a une gueule aux lèvres épaisses très blanches, un front incliné vers l’arrière avec une pente régulière, des yeux noirs surlignés parfois d’une teinte plus sombre, comme s’il avait les sourcils froncés.
La forme de son corps, hormis la tête, est celle d’un rectangle, contrairement à la daurade royale qui a une forme de poire. Son corps est globalement gris avec des reflets bleutés sur les flancs en partie haute de part et d’autre de la vessie natatoire. Ses nageoires pectorales sont grandes et légèrement en forme de faucille.
Il est de la même famille que le sar, le pagre que l’on peut confondre avec lui pour celui qui le connait assez mal, la daurade avec lequel le débutant peut le confondre.
Sa nageoire caudale est blanche et présente une forme en V assez ouverte qu’il peut agiter assez nerveusement quand il est dérangé.
Comment se nourrit-il ?
C’est ici que tout devient très intéressant. Grâce au recycleur, je peux l’approcher et me faire oublier de lui et découvrir ses techniques de chasse. Il a en effet différentes techniques de chasse.
Seul
Quand il est solitaire vis à vis de ses congénaires, il arrive fréquemment qu’il se mêle à un groupe de sars qui qui se nourrissent en se déplaçant. Il se mélange au groupe et se déplace comme eux, mais généralement sur les bords du groupe, soit sur le dessus, devant ou sur le côté.
Il est très clair qu’il cherche à passer inaperçu des poissons qui sont autour en donnant l’impression d’aller se nourrir sur le fond, mais il cherche à prendre un animal inattentif par surprise. Sa puissance de déplacement lui permet de gagner bon nombre de proies de vitesse sur une faible distance. Seule son apparente nervosité le fait se distinguer des autres par un déplacement plus puissant.


Groupe de taille moyenne
La technique de chasse de ce prédateur dans ce cas est plus sournoise. Le groupe se sépare en distance et en profondeur. Certains individus se mettent face au courant en surface ou du moins un peu loin du fond, tandis que d’autres restent au fond et remontent le courant. Les individus sont assez éloignés les uns des autres en distance pour laisser croire qu’il ne s’agit que d’individus isolés. Une fois les prédateurs en place, il n’y a plus qu’à donner un signal pour lancer les hostilités. Le banc cible est alors attaqué de tous les fronts, cherche à s’enfuir et se retrouve bloqué par d’autres individus invisibles jusqu’alors. C’est l’attaque la plus fréquente et la plus souvent visible sur les îles Medes en général.

En grand groupe
Ici cela devient très intéressant à voir mais un peu plus difficile à expliquer.
Le groupe se déplace en formation rapide avec des intervalles entre les bêtes de 2 à 3 mètres. Leur déplacement est rapide en ligne droite, donc difficile à suivre à la palme !! Puis brusquement leur direction change, avec une accélération dans le déplacement, l’agitation dans l’eau dans ces moments là est très particulière. Les castagnoles filent dans tous les sens, les anthias cherchent à se cacher dans les trous, mais l’escadron est si rapide que les proies ne peuvent rien. C’est une impressionnante technique de chasse qui en plus est amplifiée par le nombre d’individus. Le nageur puissant révèle dans ces moments là son côté féroce.
C’est magique comme moment.
En inspiration dans un grand groupe
J’ai eu la chance cet été en particulier sur une plongée de pouvoir suivre un grand groupe qui « tournait » autour d’une pierre et d’assister à la curée et même de voir un denti avec une proie dans la gueule. Avec le recycleur, les animaux me sont passés très prés à plusieurs reprises comme si je n’existais pas certains profitant même de moi comme écran vis à vis des proies.
Pour cela le recycleur a quelque chose de magique, le silence généré permet d’entendre le déplacement du banc quand il attaque ainsi que le son de celui qui est attaqué (et ce n’est pas une impression de l’esprit !!)

Le silence permet aussi de pouvoir s’approcher de ces redoutables chasseurs sans qu’ils ne soient effrayés. Bien sûr, ils m’ont vu, bien sûr, je suis sur leur zone de chasse, mais restant immobile à les observer, ils ne me prêtent plus qu’une attention distraite. Je n’ai plus qu’à contempler le spectacle sans que mes bulles viennent perturber leurs sens.

Je vous souhaite de pouvoir observer ainsi les dentis sur les Iles Medes. Ailleurs malheureusement, cela sera impossible, les bancs sont décimés par les pêcheurs et seuls quelques pièces isolées se déplacent.
Juste un détail, le denti est un poisson qui avoisine 1 mètre de long pour les plus gros ici !!
Vous comprenez ainsi l’impression de puissance qui s’en dégage.
Photo : Marc Langleur
Comme le titre l’indique, Franck Gentili est un passionné d’épaves, et à tel point qu’il a créé un site internet dédié à sa passion. Je vous invite à découvrir qui se cache derrière ce site et comment il s’est découvert cette passion.
D’où vient cette passion pour les épaves ?
Franck : Je plonge depuis 1992, j’ai fait mon apprentissage sur la côte Catalane. Une de mes motivations pour passer le N2 était l’opportunité d’aller plonger sur L’Astrée, le St Lucien ou le Saumur… Quelques années plus tard alors que j’étais N3 je me suis retrouvé un dimanche matin tôt, voguant vers le Saumur, sur le même bateau que Patrice Strazzera. Le pilote lui a demandé de nous faire un bref « briefing » sur l’épave… Je buvais ses paroles et ce fût LA révélation: « quand je serai grand (plongeur) je voudrai faire « Patrice Strazzera » comme métier!!!
Photo : Patrice Strazzera
Les années ont passé ainsi que de nombreuses plongées sur épaves… Puis en 2004 il y a eu notre aventure avec le Saint Prosper dans la baie de Rosas (Catalogne Espagnole) : la découverte de cette épave « difficile », l’apprentissage de la plongée Tek, les premières vidéos, photos, mon premier site web pour partager ma passion pour cette épave… Une nouvelle rencontre avec Patrice, les commémorations (2005 et 2009)… Suite à la première commémoration Patrice m’a « enrôlé » dans l’équipe du Sommeil Des Épaves et là, j’ai non seulement beaucoup appris, mais j’ai assouvi ma passion pour les épaves. Depuis 2004 j’ai l’immense privilège de partager la plupart des plongées de Patrice, j’ai participé à quelques « campagnes » (Normandie, Bretagne, Espagne, Méditerranée…). Je reste un membre actif et dévoué du Sommeil Des Epaves (SDE)… Puis en janvier 2009 j’ai créé EPAVES-PASSION.COM pour partager un peu plus la passion transmise par Patrice…
Franck, parmi toutes vos plongées, auriez-vous Une épave remarquable ?
Difficile de n’en citer qu’une… j’en ai plongé beaucoup et plusieurs me sont chères… Si je dois choisir je dirai le DORNIER 24 de Port Cros. C’est pour aller le voir que j’ai basculé dans « le Tek lourd » et le Trimix hypoxique. Déjà, cet un avion, et j’ai un faible pour les avions sous l’eau… ensuite il ne se laisse pas approcher facilement (courant, météo, profondeur…) enfin il est en bon état et son empennage est grandiose dans une eau souvent cristalline.

Photo : Patrice Strazzera
Quelles sont parmi les épaves que vous connaissez, 3 ou 4 belles épaves à faire absolumment ?
Franck : J’en ai plongé beaucoup et la réponse est difficile. S’ilme faut faire un choix, je citerai :
- Le Dornier 24 qui est en Méditerranée dans le Var (Port Cros)
- Le St Prosper qui est Catalogne Espagnole (Rosas)
- Le Léopoldville qui est en Manche (Cherbourg)
- Le Thistlegorm qui est en Egypte accessible depuis Sharm El Sheik
Vous m’avez dit Franck que vous souhaitiez basculer vers le recycleur. Quel est le cheminement de votre reflexion ?
Photo : Sophie Kerboeuf
Franck : Je viens de dépasser les 42 ans, et les 2000 plongées à bulles. Depuis quelques années plus de la moitié de mes plongées sont profondes donc au Trimix. Plus de 60 Kg de matériel sur le dos (aïe !!!) et des coûts en gaz qui frisent le déraisonnable ! J’ai choisi de tourner la page du circuit ouvert pour plonger sur recycleur Evolution de la marque AP diving. Plus léger, plus d’autonomie, plus compact et plus économe en gaz que mon gros bi 12 et 4 déco… Peut-être aussi un défi personnel et une attirance pour une remise en question (voire remise à zéro) de mes connaissances de plongeur Circuit Ouvert !
Il me faudra un peu de temps et beaucoup d’expérience avant de pouvoir retourner voir le Dornier… mais la prochaine fois ce sera sans les bulles…
Patrice : Franck, en effet certaines choses vont vous surprendre dans le fait de passer du circuit ouvert au circuit fermé, mais vous verrez que l’apprentissage est en réalité assez rapide. Je pense que le silence et le gain considérable d’autonomie vont être de profonds atouts dans votre pratique de la plongée sur épaves.
Je vous remercie d’avoir accepter de répondre à ces quelques questions et vous souhaite de belles plongées SANS BULLE avec recycleur !
Si vous souhaitez partager la passion de Franck Gentili, je vous engage à vous rendre sur son excellent site internet : www.epaves-passion.com

















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