Les trimix
Un trimix est un gaz dans lequel une partie de l’azote est remplacé par de l’hélium (voir l’article sur les limites de l’azote ICI). Parmi les mélanges qui comportent de l’hélium, il existe quelques mix particuliers.
Si le mélange de contient que de l’oxygène et de l’hélium, le mélange s’appelera un héliox. Cette famille n’est pas un trimix à proprement parler puisqu’il ne comporte que 2 gaz. Ce type de mélange est plutôt, mais pas exclusivement, utilisé dans les recycleurs. Ces mélanges sont en effet très honéreux pour être utilisés en plongée loisir en grande profondeur.
Les trimix normoxiques
Il s’agit de mélanges pour lesquels l’oxygène est maintenu au-dessus de 18% pour permettre au plongeur de pouvoir utiliser le même gaz depuis la surface jusqu’à la profondeur d’exploration. Ce type de mélange contient de l’hélium dans
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Plonger profond
La plongée nous permet d’aller explorer de nouveaux horizons mais au fur et à mesure que nous évoluons dans notre pratique, il y a généralement une tentation de descendre. La profondeur sera alors pour nous le seul moyen de voir ce qui se cache au delà dans le bleu. La profondeur, est un moyen et pas une finalité, même si pour certains plongeurs, il est raisonnable de se poser la question.
Descendre avec de l’air dans sa bouteille est ce qui peut sembler le plus simple et évident. Cependant, s’engager à partir de 40 mètres à l’air présente des risques dont les plongeurs devraient avoir conscience.
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Essoufflement et hypercapnie, différences ?
Oui il existe une différence, et elle est fondamentale.
En circuit ouvert
L’hypercapnie provient d’un problème de gonflage de la bouteille. C’est une cause donc que l’on qualifie d’exogène. Un volume mort très important (cas du masque facial par exemple) est aussi une explication de l’augmentation du pourcentage de CO2. Ces situations sont exceptionnelles.
L’essoufflement est un défaut de ventilation des poumons du plongeur lors d’un effort modéré ou pas, ou d’un stress. Les poumons sont trop faiblement ET insuffisamment ventilés. C’est une cause endogène.
CCR, SCR quel que soit le type de recycleur
En circuit fermé, le plongeur peut être soumis à un essoufflement, lors d’un effort physique, ou d’un effort ventilatoire, d’un stress,…
L’hypercapnie, quant à elle, peut survenir dès lors que du gaz expiratoire chargé de CO2 qui aurait du être filtré, épuré par le circuit, se retrouve à être à nouveau inspiré ! Les causes sont multiples : clapets anti-retour non fonctionnels, cartouche de chaux mal conditionnée, chaux reconditionnée, polluée, non fonctionnelles parce que mal stockée, utilisation de la cartouche non consignée, cartouches de chaux absentes (oui cela existe…)
L’expérience de la grenouille
Le plongeur soumis en recycleur à l’hypercapnie est dans la situation de la grenouille et à l’eau chaude.
Une expérience très connue est réalisée en 2 étapes :
Dans une casserole d’eau bouillante on jette une grenouille vivante. Celle-ci s’échappe tout de suite du récipient.
Si maintenant, je prends une casserole d’eau à température ambiante dans laquelle je mets la grenouille, puis je mets la casserole sur le feu, celle-ci mourra ébouillantée !
Cette expérience cruelle met en évidence la difficulté pour les êtres vivants que nous sommes de distinguer l’imprégnation progressive. Le CO2 pour le plongeur est comme l’eau bouillante pour la grenouille. Progressivement, insidieusement, nous nous intoxiquons avec le CO2. C’est le danger de l’hypercapnie. Je vous renvoie vers le livre de JM Belin, E Bahuet, L Ballesta « La plongée sans bulle » où Jean-Marc décrit une hypercapnie testé à sec dans son salon dont il garde un douloureux souvenir !
Ceci dit, à nous de connaître les précautions à prendre dans le stockage de notre chaux, dans le conditionnement de nos canisters, dans le compte de nos heures de plongée… etc.
La rigueur de la préparation permet d’éviter beaucoup de pièges. Je n’ai pas tout écrit !
Bonnes plongées.
Chaux et recycleur rEvo : nouveau dispositif rEvo rms
L’hypercapnie en CCR
Une réalité bien inquiétante, montre que l’hypercanie est le principal incident dramatique en recycleur. Les statistiques le montre et la lecture des incidents relevés complète cette triste impression.
La chaux est une des parties les plus essentielles dans un recycleur. Elle permet de pouvoir fixer le CO2 issue de la consommation métabolique de l’oxygène par l’organisme. Cette fraction de CO2, assez faible au demeurant, se révèle assez insidieuse pour venir causer des troubles biochimiques dans l’organisme très rapidement.
L’erreur et ou le risque que présente cet incident, tient au fait que beaucoup de plongeurs confondent hypercapnie avec essoufflement (voir ici pour avoir une explication sur cette différence)
La solution serait d’utiliser un capteur de CO2, pensez vous.
C’est une bonne idée, aux détails suivants :
- Ces capteurs existent mais ne sont pas adaptés à une ambiance humide !
- L’industrie des capteurs ne s’intéresse pas au petit, très petit marché des plongeurs recycleur.
Le seul capteur de CO2 est par conséquent l’utilisateur du CCR.
Cet ensemble de causes, met une grande responsabilité sur les épaules du plongeur et si l’on ajoute que le plongeur CCR doit en outre contrôler d’autres paramètres … il apparaît vite que la tâche est ardue.
Le Rms de rEvo
Une nouveauté vient d’apparaître chez rEvo-rebreather avec désormais une nouvelle possibilité de contrôle. Cette solution se nomme le RMS.
Ce n’est pas un capteur de CO2, mais plutôt un capteur de température qui détecte le bon fonctionnement du filtre.
Petit rappel : la chaux qui réagit avec le CO2 dissout produit de la chaleur.
Le recycleur rEvo avec rms (rEvo Monitoring System) est équipé d’un Shearwater Predator particulier pour lequel une connexion complémentaire existe. Jusqu’alors le shearwater pilotait le solénoïde d’injection d’O2 dans les recycleurs hCCR et eCCR. Désormais un capteur est disposé dans chaque faux poumon de manière à pouvoir récupérer une information de température mesurée par un thermomètre disposé dans l’axe des 2 canisters. Il n’y a donc aucune connectique physique entre le canister et le shearwater. (Ceci constitue une première différence avec le Tempstick de APdiving)
Cette mesure de température est très sensible de manière à relever une variation de 0,3° C ! à n’importe quel point du canister. Dès lors, le plongeur va être informé du travail respectif de chaque strate de sa chaux de chacun de ses canisters.
Et le dispositif trouve toute sa fonctionnalité à partir de là. L’information est alors traitée par un algorithme de manière à prédire l’autonomie théorique dont dispose le plongeur. En fonction, des éléments de pression mesurés, de la consommation d’O2 du plongeur (de sa PPO2 plus exactement), de la température ambiante mesurée, une estimation de sa durée d’utilisation du filtre est proposée. Un certain conservatisme est apporté de manière à réduire le risque.
Le caractère prédictif est une réelle nouveauté (2ème différence avec le Tempstick d’APdiving)
Les ingénieurs de rEvo apportent désormais une information le RST (exprimée en minutes) supplémentaire sur le potentiel de filtration de leurs cartouches de chaux.
Rms et Rms light
Ce dispositif très innovant est installé d’origine sur la machine et ne peut être installé par l’utilisateur lui-même. Seul un retour en usine permettra de modifier complètement le recycleur pour l’équiper du dispositif Rms en version Light. Ce dispositif mesure la température dans le canister expiratoire et dès lors la prédiction n’est pas complète. Mais l’utilisateur est informé de la température relevée dans son canister. Son autonomie sera par conséquent indiquée plus réduite puisque le canister inspiratoire n’est pas pris en compte. L’information est par conséquent partielle, mais c’est toujours mieux que n’importe quel dispositif actuellement sur le marché.
Voici une nouveauté qui j’en suis sûr constitue une avancée essentielle dans l’information du plongeur. Les recycleurs franchissent des pas de géants en ce moment.
Pour en savoir plus : rMS__FAQ__v161011
Bonnes plongées,
Patrice
La chaux
C’est l’un des consommables essentiel du recycleur.
En réalité, le CO2 gazeux, passera d’abord sous forme dissoute avec l’eau pour pouvoir être fixé par la chux. La réaction chimique provoque un dégagement de température et la libération d’eau. Cette réaction est qualifiée d’exothermique. Cet élément sera intéressant. En effet, si un capteur de température note une augmentation de la température du scrubber, il peut être conclu du travail de la chaux. Cette constatation est utilisée par le fabricant APdiving pour la création de son TEMPSTICK et depuis peu par rEvo-rebreather sur le rEvo avec son dispositif Rms.
La libération d’eau permet ensuite à la réaction chimique d’être maintenue.
Mais au tout début, nous avons bien du dissoudre le CO2 dans de l’eau. Il faut donc qu’il y ai de la vapeur d’eau dans le produit initialement.
Cette donnée est essentielle et va devoir exiger de la part du plongeur une grande attention qui sera double : le stockage de la chaux doit être fait à température ambiante pour éviter la déshydratation de la chaux. Le bidon de chaux sera maintenu fermé hermétiquement.
Par ailleurs, la température ambiante a une incidence sur les capacités de la chaux à travailler dans un délai très court. Plus la température est basse, moins la chaux est efficace et plus elle présente de risque.
Le conditionnement de la chaux peut-être en bidon et il appartient au plongeur de conditionner sa chaux avant de plonger dans son canister.
Mais certains fabricants de recycleurs ont choisi de pré-conditionner des canisters pour limiter les manipulations à leurs plongeurs.
Par exemple, le Mk 6 reçoit uniquement des cartouches pré-condionnées de chaux Sofnodive 797.
Usages de la chaux
La chaux a une durée de vie ET une quantité de gaz à traiter donnée. Cela signifie que plus mon canister a été conditionné il y a longtemps, moins ma chaux sera efficace pour la plongée que je vais réaliser. Ceci est vrai, même si je n’ai pas plongé !
La quantité de gaz présente dans le recycleur est dépendante de la profondeur. En effet, sur le plan volumique j’ai presque en permanence la même quantité de gaz, mais en nombre de molécules, j’ai une grande différence. Ma chaux sera plus sollicitée (je résume et simplifie ici, veuillez m’en excuser) en profondeur.
Nous notons sur nos canisters les plongées en durée et en date que nous avons pu réaliser avec le même canister.
Par exemple, avec de la chaux Sofnolime 797 et le recycleur inspiration pour des plongées dans la zone des 25 mètres, la durée d’utilisation est de 3 heures de plongée avec le même canister dans des conditions de température de 20° C. Un ami belge s’immergeant en carrière (6° C) réduira la durée d’utilisation à 2 heures. Enfin, lors de mon voyage aux Maldives, j’ai amené ma cartouche à 4h30 dans de l’eau à 29° C.
Précautions avec la chaux
Alors, comme nous ne sommes pas une contradiction prêt…
Nous avons dis que la réaction chimique de la chaux produisait de l’eau, cependant la chaux n’aime pas l’eau de mer ou une trop grande quantité d’eau. A partir d’une certaine quantité d’eau, la chaux et l’eau engendre la production d’un gaz toxique. Ce gaz est appelé le cocktail toxique. Il est la hantise du plongeur. En effet, tant que notre filtre est efficace, nous pouvons rester sur notre recycleur, mais dès lors que le filtre est contaminé ou innondé ou inefficace, nous n’avons plus d’autres alternatives que de basculer sur circuit ouvert et de remonter !
Conclusion
Le filtre de chaux est essentiel et j’ai essayé ici d’en dresser un tableau un peu simplifié pour en comprendre les tenants et les aboutissants. Un plongeur averti en vaut deux et un plongeur recycleur doit parfaitement comprendre l’importance de ce filtre et les précautions qu’il convient de prendre.
AVANT UN BAPTÊME
Plonger avec un recycleur est un acte d’engagement, qui se développe progessivement avec le temps. Réflexion longue, génératrice de doutes (le « s » à doute est d’importance) à laquelle le plongeur se heurte immanquablement. Je suis passé par là et au travers de mon exemple, je vais tenter de poser des jalons pour que le questionnement ne devienne pas un nœud impossible à défaire.
Comment aborder le sujet ?
Au départ, je plongeais en circuit ouvert 15 litres, avec la réputation de faible consommateur d’air, mais j’appréciais de plonger dans la zone des 50 mètres. La décompression me tient à coeur et j’ai toujours réalisé de longues minutes de palier pour pouvoir sortir dans de bonnes conditions. En 2005, je commence le trimix et là je découvre par la pratique le tarif des gaz et des mélanges et ne manque pas bien entendu de penser à ce gaz que je rejette en si grande quantité à la surface. Je connais depuis longtemps la composition de l’air expiré, et trouve aberrant de ne pas utiliser l’oxygène qui se trouve dans ce gaz. J’en parle à certains plongeurs, et l’un d’eux m’explique que le recycleur sert à cela.
Les idées préconçues
Pour moi, à cette époque le recycleur est réservé à l’activité militaire en oxygène pur ou à la plongée spéléo pour des personnes bricoleuses de génie (Olivier Isler est celui qui me vient en tête à cette époque).
Je me heurte alors à la première idée préconçue sur la machine. J’en aurais d’autres, oubliées depuis, mais une autre qui me vient à l’esprit, la complexité !
En 2005, je ne pense pas qu’il soit possible pour un plongeur quelconque de partir sur un tel matériel. L’information est parcellaire, les contacts peu nombreux, l’information diffuse et les échos colportés par des personnes peu informées sont souvent erronés. Je me suis heurté à l’époque à ce problème. Je ne savais pas comment aborder le sujet.
Puis j’ai assisté à une conférence réalisée par JM Belin, Eric Bahuet et Laurent Ballesta à l’initiative du CIR de ma région. Enfin j’ai eu une idée plus réaliste de la proposition. J’avais des réponses à une partie des questions que je pouvais me poser et qui tournaient autour de « comment ça marche ? ».
Comment savoir quelle machine choisir ?
Les grands principe identifiés, j’ai enfin pu trouver sur internet des articles que je pouvais comprendre, car sans cette explication première une partie des principes m’échappaient. La compréhension de la notion de « boucle », de « mode de pensée en Pression Partielle d’Oxygène et non plus en pourcentage d’Oxygène », « les systèmes de complémentation de la fraction d’oxygène consommés » assimilés, je pouvais comprendre les articles que je lisais.
Mais sur quelle machine ? Je suis parti, assez seul, dans une voie qui n’était pas la bonne pour moi, à savoir celle du recycleur semi-fermé. J’ai pensé à l’époque que de partir avec une machine semi-fermée était un bon début vers les recycleurs fermés. Aujourd’hui je dirais que c’est une réflexion différente de celle du recycleur fermé et ma démarche a failli me couper de ma motivation vers les recycleurs. Le confort ventilatoire désastreux avec la machine sur laquelle je me suis formé m’a profondément déçu. C’est alors par hasard que j’ai eu l’occasion d’essayer le Mégalodon.
Le choix de machine est assez large, mais peu de machines sont dans la même région, aussi il est très difficile de se faire une opinion sur les avantages et inconvénients de chacune d’elles. La compacité, le poids, le carrênage sont généralement les seuls arguments retenus par le débutant. Or il n’a pas mis de machine dans le dos ! Il n’a pas encore plongé sur la moindre machine qu’il doit faire un choix !
Cela revient à choisir une voiture alors que l’on vient d’avoir 17 ans et que l’on s’inscrit au permis de conduire, mais en plus il n’y a pas grand monde qui puisse nous conseiller. Et puis conseiller sur quels critères ???
LE BAPTÊME EN RECYCLEUR
Aujourd’hui, réaliser en mer, un baptême sur la machine convoitée, est à mon avis l’étape première pour correctement partir dans la bonne direction.
Le baptême est un moment privilégié pour avoir une explication rationnelle de la machine, de son fonctionnement, des modifications engendrées pour le plongeur en matière de ventilation, d’équilibre, de confort, d’autonomie de sécurité, de saturation et dessaturation en azote…

Mais surtout le baptême est essentiel pour éprouver des sensations et découvrir par la pratique ce que recelle le recycleur. La ventilation est différente mais comment la ressentir sans avoir une machine sur le dos et descendre en mer ? Une piscine c’est un moindre mal, mais ce n’est pas en piscine que l’on juge d’un recycleur, c’est en mer en descendant à quelques mètres sous la surface.
LA FORMATION
Avant la formation, encore des idées préconçues
Une fois le baptême réalisé, j’ai commencé à identifier la faisabilité d’une formation, mais je me suis alors à nouveau confronté à de nouvelles idées préconçues. La complexité de la préparation, la dangerosité, le coût sont les sujets de prédilection des personnes qui soit ne connaissent pas le recycleur, soit ne peuvent pas accéder à cette pratique pour des raisons qu’il ne m’appartient pas de juger !
Le pratiquant décidé est alors en proie au doute. « Fais-je le bon choix ? »

Si vous hésitez, il vous faut refaire un baptême, essayer une autre machine peut-être, un autre formateur pourquoi pas, d’autres conditions de pratique (privilégier la mer pour essayer à la piscine de 2 m de profondeur !)
Aujourd’hui, je propose le baptême recycleur sur 3 machines, à savoir le mark6 de Poseïdon, l’Inspiration vision, et le rEvo3 de revo-rebreathers de manière à permettre de trouver son chemin dans le choix, vaste, des recycleurs.
Essayez !
Avant de commencer à chercher pour vos vacances plongée sous-marine parfaite, il est important de comprendre ce que c’est que vous recherchez. Si vous êtes un plongeur expérimenté, vous connaissez normalement le type de plongée que vous aimez le mieux. Mais si vous n’avez jamais plongé avant ou que vous ne plongez que de temps en temps alors cet article est pour vous.
Il y a de nombreux types de plongée, variant de facile à extrêmement difficile. Quelques exemples sont:
* Croisière plongée
* Plongée en voyage depuis un bateau (sortie à la journée)
* Plongée du bord
* Plongée souterraine
* Plongée sur épave
* Plongée technique
Ici, je vais développer la croisière, séjour avec sortie à la journée, puis plongée du bord.
Croisière plongée
C’est un type de séjour où géneralement, le nombre de plongées est très important, c’est à dire de 3 à 5 par jour selon la destination. Votre carnet de plongées va se remplir très vite au rythme proposé pour l’enchaînement des plongées.
Lorsque vous plongez sur un bateau de croisière vous êtes censé être un plongeur «expérimenté», ce qui signifie que vous devriez vous sentir en confiance. Selon la destination, certaines croisières sont accessibles à des plongeurs peu expérimentés. Un minimum CMAS 2* ou Advanced Open Water est conseillé. Il est important de réaliser que, si vous faites 3 plongées ou plus par jour. Il sera conseillé de plonger si possible avec un nitrox 32 % si cela est possible. Préférez vos formez au nitrox avant votre départ de manière à pouvoir profiter directement de vos explorations. Enfin, ne partez pas en croisière sans avoir pu vous mettre à l’eau au moins une fois dans les 2 derniers mois.
Croisière plongée signifie généralement les meilleurs site de plongée avec les plus gros poissons et les plus beaux récifs coralliens, sans croiser beaucoup de monde. Là aussi selon la destination, il faudra moduler cet argument. Par exemple en Mer Rouge en Egypte, ce n’est pas un argument, par contre aux Maldives ou en Malaisie ou en Arabie Saoudite, c’est un atout indéniable. Parce que vous avez la possibilité d’aller plus loin du rivage, vous ferez l’expérience de site de plongée spectaculaires.
Attendez-vous à réaliser beaucoup de plongées, à prendre beaucoup le soleil, à vous reposer entre les plongées, et à bien dormir ! Vous devrez aussi prendre en considération le mal de mer auquel chacun est plus ou moins sensible.
Sortie plongée à la journée
La principale différence avec la croisière, c’est que vous démarrez et retournez à terre tous les jours, ce qui signifie que vous n’avez normalement pas à dormir sur le bateau. Ce type de formule commence habituellement au centre de plongée où vous pourrez rencontrer le personnel et / ou peut-être déposer votre matériel. Les sites de plongée nécessitent généralement un peu de trajet, soit à peu prêt à une et demie en bateau. Les briefings et l’équipement de son bloc sont généralement effectués avant que vous atteigniez le site de plongée.
L’équipage sur un bateau excursion d’une journée se compose généralement d’un capitaine de bateau et de matelots ou cuisiniers, un guide accompagnateur, instructeurs de plongée et / ou guides de plongée. Selon l’emplacement, vous pourrez soit par binôme soit en groupe, avec ou sans guide de plongée. Plongée avec un guide de plongée a plusieurs avantages comme la connaissance du site, mieux identifier les espèces locales… Par exemple, un guide vous fera voir un hypocampe pygmée que vous ne verrez sûrement pas par vous-même.
Souvent, vous allez plonger deux ou trois fois par jour avec des intervalles de surface de 2 heures ou moins. Parfois, il est possible de faire des plongées de nuit.
Plonger du bord
Plonger du bord passe généralement par le chargement du matériel dans un 4*4 ou un camion puis une piste est empruntée pour rejoindre les sites de plongée. Il existe parfois des sites de plongées situés juste devant le centre ou au pied du bungalow. Par exemple aux Maldives, il existe des hôtels qui avancent sur la mer et peuvent permettre aux plongeurs de se mettre à l’eau quasimment depuis leur chambre !
Pour atteindre le site de plongée il vous faura marcher et nager un peu depuisl’endroit où vous aurez été déposé. Cette formule offre généralement les mêmes conditions que la plongée depuis un bateau. C’est une bonne idée de demander des instructions sur la façon d’entrer dans l’eau, compte tenu de possibles vagues et des courants. Attendez-vous à dîner pendant votre intervalle de surface dans un restaurant à proximité du site de plongée.
Plonger du bord peut être plus intensif, plus physique, que plonger depuis un bateau à cause de la marche en raison de marcher sur la terre avec un équipement ou en raison de nage de surface du site de plongée. Toutefois, plongér depuis le rivage prend du temps et vous donne plus de liberté puisque vous n’êtes pas «coincé» sur un bateau. Pas de soucis pour le mal de mer non plus! C’est aussi l’option la moins chère.
Alors, comment faites-vous votre choix?
Vous aurez à réfléchir sur ce que vous recherchez. Si vous cherchez pour des vacances juste pour la plongée et rien d’autre alors la croisière est faite pour vois. Cela vous offre généralement des sites de plongée variés et beaucoup de plongées. Le prix pourra être le frein.
Si vous voulez toujours la liberté de faire autre chose que juste la plongée mais voulez quand même le luxe de la plongée en bateau, puis une journée de plongée en bateau alors la formule sortie à la journée est probablement le meilleur choix pour vous. Plongée en bateau Excursion vous donne la facilité d’entrer (la plupart du temps) et il n’est pas nécessaire de marcher avec l’équipement (sauf pour la plate-forme de plongée). La plupart du temps vous allez retourner au rivage, quelque part dans l’après-midi.
Plonger du bord vous offre la liberté ultime et vous donne la possibilité de profiter de l’environnement et de la culture du pays où vous séjournez. Profitez de votre temps de surface en organisant différentes activités telles que une partie de volley sur la plage ou quelque chose.
J’espère vous avoir un peu aidés dans le choix de vos vacances parfaites. Gardez à l’esprit que la plupart des destinations de plongée peuvent offrir tous ces types de plongée.
Patrice
Faire partager sa passion…
J’éprouve toujours un grand plaisir à réaliser de belles plongées, et même si certaines sont avec de l’eau peu claires, même si l’eau peut-être froide, que la lumière n’est pas au rendez-vous, que le site ne présente pas toujours ce que j’étais en attente de voir, peu importe, je suis content d’être sous l’eau et de partager avec mes compagnons de palanquée ces moments privilégiés.
J’ai la chance de pouvoir vivre ma passion et de vivre de ma passion. De plus en plus souvent, mes binômes sont équipés de caméras qui nous permettent de revoir ces instants magiques d’un autre regard.
Je vous propose ici quelques vidéos qui retracent le début d’année 2011, sauf la Corse, l’Italie et les plongées sur Saint-Cyr mais bien souvent en recycleur rEvo.
Je souhaite que vous puissiez prendre autant de plaisir à les voir que je n’en ai eu à les plonger.
Bon visionnage.
Patrice
Quelques proportions
Le Haven, est vraiment une épave à la hauteur de sa réputation. Sa réputation est celle d’un immense bateau et dans des proportions que l’on n’imagine pas ! Pour vous donner une petite idée. La seule partie du chateau est aussi grande qu’un immeuble de 7 étages.

Coulé en 1991 suite à un incendie très impressionnant il a coulé sur un fond de 80 mètres dans une zone sans grand intérêt jusqu’à présent pour la plongée, à savoir une zone de vase. L’avant s’est cassé et réside par 450 m de profondeur. Le reste de l’épave mesure tout de même 270 mètres.

Le pont est aux alentours de 60 mètres de profondeur.
Les plongées
Les immersions réalisées se sont focalisées sur le chateau et le tour de celui-ci. Nous avons pu réaliser 4 plongées dessus, et ceci malgré des conditions assez peu confortables de visibilité et de courant. Ainsi ce sont 7 mètres environ au meilleur du séjour dont nous avons pu profiter…
Nous étions en circuit ouvert et en recycleur rEvo III.
La vie sur l’épave est réduite aux anthias, aux sars, à quelques algues encroutantes, aux huitres. Je n’ai su voir de crustacés, mais l’objectif quand on descend sur une telle épave est la prise en compte des dimensions surprenantes.
Pour ma part, les escaliers intérieurs et extérieurs sont les éléments magnifiques qui à eux seuls méritent de plonger sur cette grande dame. L’envie de pénétrer dans les ouvertures du château prédomine très vite. Une fine pellicule de sédiment recouvre tout, aussi c’est avec prudence et méthode qu’il faut procéder selon les endroits. La partie de pilotage, avec la cabine du capitaine est de loin extrêment facile à explorer. Pour les salles situées plus bas, les conditions rencontrées lors de notre plongée, nous ont fait renoncer compte tenu de la composition de notre palanquée (3 plongeurs à l’expérience différente en plongée sous plafond)
Le club qui nous a accueilli est Techdive, tenu par Gino, il propose la plongée depuis un semi-rigide. Son centre est situé à quelques dizaine mètres de son bateau. L’espace est bien conçu. La plongée peut se faire à l’air, au nitrox, ou au trimix. Les gonflages sont précis et rapides. Les infrastructures sont fonctionnelles et Gino sait recevoir à renfort de charcuteries, ou spécialités de ligurie !
C’est donc une plongée apéro que nous avons réalisé sur ce magnifique site. Apéro dans le seul sens où, nous avons le désir très fort de plonger dessus de nouveau pour une série à la visibilité normale !
Déjà une semaine plus tard, les échos confirment que les conditions étaient bien meilleures que celles rencontrées. Nous avons donc bon espoir !!
Nous étions 3 plongeurs pour cette série de plongées : Brigitte Leccia et Philippe Dufaud
Il faut bien rentrer chez soi de temps en temps, défaire les bagages pour mieux se préparer à un nouveau départ.
La Corse, ou plus exactement Bastia, est une étape très riche où j’ai pu apprécier l’accueil, la gentillesse, la passion, l’envie, le plaisir de donner et de recevoir…
Bref, nous étions sur place avec des Corses, chez eux, avec une « interprète » locale Brigitte (dont vous pourrez voir les images illustrer cet article), et des continentaux.
Circuit ouvert trimix et rEvo3
La formation de plongeur trimix était assurée par Joël, et nous étions là en tant qu’observateur et en recycleur rEvo 3. Les plongées se sont déroulées depuis Bastia à partir d’un bateau un peu particulier mais au comportement en mer assez singulier. Etroit et un peu haut sur l’eau, il roule assez vite et quand 400 kg d’homme et de matériel s’immergent, il y a un petit flottement à bord pour savoir si le bubble check, normalement réalisé à 3 mètres, ne va pas avoir lieu un peu plus tôt que prévu.
La magnifique épave du B26 sur un fond de 65 mètres est magnifique d’intensité. L’avion s’est posé sur l’eau en surfant les vagues, si bien que verrière et hélices sont dans un état remarquable, contrairement aux épaves d’avion habituellement rencontrées. Aussi étrange que cela puisse paraître, je n’ai pas énormément plongé sur des avions, c’est donc une belle découverte. La dimension est belle, bien proportionnée et seule la visibilité était un peu juste pour le coin aux dires des connaisseurs, pour ma part elle est belle !!
Film : Brigitte Leccia
Eclairage conséquent, me voilà à la découverte de cet avion aux côtés de ma binôme qui filme et prend des photos. Les minutes passées seuls sur cet avion sont extraordianaires. Sans bulle, sans bruit, nous déambullons autour de l’avion, nous arrêtons devant une étoile de mer, posée en équilibre tout en haut d’une hélice. Quelques filets concrétionnés ou pas sont là … j’entends la voix de Brigitte dire « Attention… » j’y suis. Le très léger mais persistant courant m’a poussé dedans. Elle me détache, me lance un regard noir et nous reprenons notre exploration. Après 15 minutes seuls, les poissons commencent à s’agiter, ce sont les bulleux qui arrivent. Quel vacarme !!
Nous faisons un dernier tour, puis entamons notre lente remontée après 28 minutes au fond.
Le palier se passe rapidement entre les méduses et les salpes… L’instant magique est en train d’être gravé à jamais.
Maurice nous attend au port avec un barbecue et des figatellis. Nous parlons alors des plongées à venir avec en particulier les barges. Malheureusement, un problème technique nous empêchera de réaliser cette plongée comme il était initialement prévu de le faire. Nous devrons revenir pour goûter à nouveau à ces bons moments en votre compagnie David, Pierre-Jean, Michel, Maurice.
Pour notre part, c’est dans le bateau que nous avons pu échanger ces moments privilégiés entre continentaux.
A très bientôt dans l’île de beauté…




















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